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Chauncey Ryder Le port d' Etaples

Chauncey Ryder Le port d’ Etaples

Le chien Igor
A tribord
La chatte Houpette
A babord

Confortables
A bord de mon canot
Gonflable
Canotier sur la tête

Nous naviguons
Sur la Canche
Comme des poissons
Tanches
A l’ horizon
La Manche

Chien de mer
Poisson-chat
Ils sont tout cela
Les deux font la paire
Et moi

Le fond
De notre petit bateau
Est étanche
Les pieds au sec
Les pattes au frais
Une main dans l’ eau

Que c’ est bon
De voyager loin
Avec des p’ tits copains
Et de tout partager

Un sac qui fait glacière
Un paquet de gâteaux
Nous ne sommes pas les moins fiers
Dans notre petit vaisseau.

(copyright)

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Te souvenir de moi
Est une fatigue profonde
Dont tu ne te remets pas
Je ne suis plus
De ton monde
Amoindri et reclus

Tu t’ éloignes sans peur
C’ est ton sens du bonheur

L’ indifférence

Tu seras bien
Tu n’ auras plus de soucis
C’ est ce que tu as dit
Aux tiens

Ton esprit pense
Des mots
Tes lèvres en forment d’ autres
Tu ris
Quelle importance
Cette danse
Effrénée
Des sons insensés

Ta mère est maintenant plus jeune que toi

Ai-je de ses nouvelles
Est-elle toujours belle ?

Cette plante glorieuse
près la fenêtre ouverte
C’ est elle qui l’ a offerte
Elle est si généreuse !

Je dis oui d’ un sourire
Et soupire
Moi ta fille ou bien ta mère
Une chaîne de femmes
De fortes âmes
Des filles qui sont mères
de leur mère

Tu ne sais plus le temps
Du reste jamais
Cela fut important
Le temps qui est

Tu es ton univers

Je te regarde fragile ainsi le verre
Et pourtant si dure comme toujours
Une armure

Encore un jour
Et puis …

Je ne sais pas

Tu t’ en vas …

(copyright)

Une haute dune
Douce
Modeste sémaphore
Veille sur l’ estuaire
Où coule un fleuve côtier
Telle une amphore
Versée

D’ oyats elle est plantée
Pour la prévenir
De se noyer dans les eaux
saumâtres
Là où l’ onde troublée
A l’ aplomb
lentement se fond
Dans l’ océan salé

L’ insouciance est le temps
Récité au présent
J’ aime à le vivre comme l’ enfant

Les pieds nus
Les cheveux dénoués
je m’ étends sur la couche mouvante
Quand le rocher coupant
A force d’ érosion
Aux vents
Et aux embruns
Devient grains clairs et fins

Je suis allongée
Immobile
J’ observe les mouvements
De la nature tranquille

Et bientôt mon corps imprégné
Semble de sable
Ma peau est salée
Parfumée de marée

Parfois quand s’ étire le présent
Assez longtemps
Curiosité plus puissante
Un peu méfiantes
Une mouette
Une fauvette ou une alouette

Viennent vives et légères
Envahir mon univers
Dunaire
Elles piètent
Et piaillent
Et moi les yeux clos
Je m’ imagine oiseau

Et puis soudain
Au loin
Du soleil l’ or
Devient pareil au plomb

Les premières gouttes lestées
Annoncent l’ averse de l’ orage
Ainsi Zeus et Neptune enragent
Ils sont armés
Eclairs et Trident

Alors
De rentrer il est grand temps .

(copyright)


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