happy days

Archive for the ‘challenge litteraire 1% 2009’ Category

Quand il pleuvait trop fort
Que la plage était déserte
Les tentes n’ étaient pas montées

Alors on allait voir les villas
Dans la forêt

Dans les allées forestières
Détrempées
On marchait
On s’ enfonçait
Avec nos bottes marines
Et nos cirés
Ecossais

On tenait les chiens en laisse
Nos mains étaient rouges et brûlantes
Tellement ils tiraient

Chaque jour de vacances
Au bord de la mer
Devait être occupé
Alors on marchait

Et quand c’ était l’ heure
De rentrer
On faisait du thé
Et des tartines beurrées

Et on pensait
Qu’ il n’ y avait pas
De meilleures vacances

Puisque les parents travaillaient
Pour que l’ on prenne l’ air
Un mois dans l’ année

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             » Le Roman du Jardin du Roy  » ecrit par Philippe Dufay est publie aux editions du ROCHER, dans la collection dirigee par Vladimir Fedorovski   Le roman des lieux et destins magiques .

Depot legal : septembre 2009

La quatrieme de couverture nous dit que l’ auteur est aujourd’ hui grand reporter a  » MADAME FIGARO  » .

 

 

 

 

Voici un plaisant ouvrage dont le but est de faire connaitre au lecteur l’ histoire de l’ actuel Jardin des Plantes dans le V eme arrondissement de Paris, depuis sa creation, a nos jours .

En vingt chapitres qui pourraient se lire chacun pour son propre compte, mais toutefois en respectantl’ ordre chronologique, l’ auteur nous revele a travers des petits morceaux d’ Histoire de France, d’ anecdotes, de relations galantes ou d’ expeditions maritimes hardies, comment ce merveilleux jardin parisien a pris forme .

La citation en exergue d’ Antoine Blondin, l’ auteur de  » Un singe en hiver », donne le ton d’ emblee

Un peu plus aventureux, je me serais fait jardinier .

 

 

Et voici donc donc un livre d’ histoire qui se lit plaisamment comme un roman, sorte d’ epopee, ou l’ humour et l’  humain ne gachent en rien la narration scientifique .

Un Jardin Royal des Plantes medicinales , c’ est ainsi que fut appelee cette nouvelle entreprise dans un edit de Louis XIII au mois de mai 1635 .

Sous le regne de Louis XIII,  La Faculte de Medecine de Paris, independante, traditionaliste, soumise aux preceptes des Anciens tel Hippocrate et Galien, fermee aux nouveautes s’ opposait farouchement a la faculte de Medecine de Montpellier dont les professeurs etaient nommes par le roi  et a partir de Louis XIII, tous les medecins du roi sont des montpelleriains sous les ordres d’ Herouard a qui est confie la surintendance du Jardin a vocation medicinale , sous la protection du Roy et aussi libre de la tutelle de la Faculte parisienne .

Guy de La Brosse, ami d’ Herouard, assistera ce dernier . Cinq ans plus tard, le jardin ouvre ses portes, l’ acces en est libre et il n’ est interdit qu’ aux » epees et bastons « , pour tout dire, aux duels .

le lieu a vocation a former les futurs medecins et apothicaires pour lesquels il est essentiel d’ etudier les plantes et les premiers etudiants s’ y pressent des 1640 . Guy de La Brosse redige une sorte de reglement interieur :

Que chacun occupe ses yeux et ses oreilles et donne treve a ses mains si ce n’ est pour ecrire .

On enseigne aux etudiants gratuitement et a qui veut bien assister aux cours, la botanique, pour les drogues, l’ anatomie humaine et celle des animaux, la chimie, diabolisee par la Faculte de Paris .

Le professeur est appele le  » demonstrateur  » .

Les surintendants  et les intendants se succedent et en 1671 c’ est Colbert qui recupere la charge de surintendant etant egalement surintendant des Batiments du Roy .

On rapporte l’ anecdote suivante :

Un jour, Colbert se transporte  au Jardin du Roy et reconnait que le terrain destine aux cultures botaniques a ete plante en vignes a l’ usage des administrateurs de l’etablissement . Fureur du surintendant ! Sa colere eclate contre un abus si effronte : il ordonne que la vigne soit a l’ instant detruite, et, se faisant apporter une pioche, il en commence lui-meme l’ arrachement avec une vehemence toute patriotique .   » un champ de pinard !  »

C’ est Fagon, un petit neveu de Guy de la Brosse qui devient intendant a vingt-sept ans, il le restera quarante-cinq ans, fera la paix avec la Faculte de Paris, il s’ aura s’ adjoindre des competences, Tournefort, le pere de la botanique,Vaillant dont le pistachier est toujours visible au jardin de nos jours, qui demontra la sexualite des vegetaux, Antoine de Jussieu , qui a plante le cedre du Liban en 1734 haut de quelques centimetres , enorme maintenant .

Les demonstrateurs sont choisis avec soin, botanique, chimie, anatomie, chirurgie .

Le jardin est devenu une institution de premier plan .

Puis le lien entre medecin du roi et intendance est rompu, l’ intendant n’ est plus medecin et appartient a l’ Academie des Sciences .

Un certain Pierre Chirac devient a son tour intendant,  et on peut dire qu’ ensuite avec son successeur Dufay,  les preoccupations medicinales sont remplacees par l’ histoire naturelle . Des batiments sont ajoutes, des serres sont construites, les collections largement augmentees .

Georges-Louis Leclerc comte de Buffon est nomme a son tour intendant en 1739 .

 

978225807955750-adorjan-artikel-210     Johanna Adorjan est nee en 1971 a Stockholm. Elle vit et travaille comme journaliste en Allemagne .

Il s’ agit ici de son premier livre .

exkulsive_liebe      Ecrit en allemand, sous le titre original  « Eine exklusive Liebe  »  il est traduit en francais par Francoise Toraille .

      Ce roman est publie par  » Les Presses de la Cite  » .

Quatrieme page de couverture

    [  » Ce livre raconte l’ histoire de Vera et Istevan, deux juifs hongrois survivants de la Shoah, qui ont fui les emeutes de Budapest en 1956, ont trouve refuge au Danemark et se sont donne la mort a Copenhague en 1991 . C’ est l’ histoire d’ un amour hors du commun . L’ histoire de mes grands-parents .  »

       Johanna Adorjan avait vingt ans quand ses grands-parents se sont suicides . Seize ans apres, elle tente d’ eclairer ce qui les a conduits a accomplir un tel geste . Sa reconstitution minutieuse entrelace l’ evocation de leur derniere journee telle qu’ elle l’ imagine et le recit de leur vie tout entiere . A travers souvenirs et temoignages, elle dessine par touches pudiques le portrait d’ un couple passionnel et desespere, dont le destin a ete modele par le chaos du xx eme siecle . ]

Johanna est devenue une jeune femme  allant vers la quarantaine . Un voile avait ete jete sur les circonstances dramatiques du suicide de ses grands-parents paternels pres de vingt ans auparavant . Pas comme s’ il s’etait agi d’ un secret de famille mais comme s’ il s’ agissait d’ un evenement qu’ il fallait  laisser sedimentariser naturellement avec le temps .

La jeune fille devenue adulte eprouve la necessite de revenir sur ce dimanche 13 octobre 1991 . Cette journee reconstituee a partir de faits connus, completee par l’ imagination de l’ ecrivain  » j’ imagine », ecrit-elle souvent, est la colonne vertebrale , et s’ entrelacent les elements de la vie de ses grands-parents grace aux recits des temoignages recueillis aupres de leurs proches amis ages, de la  famille, ses propres souvenirs, completes par ses reflexions, ses interrogations qui la font aller toujours plus avant dans son enquete, conduite selon une methode journalistique, elle est journaliste . Le ton est pudique, humour, ironie douloureuse et introspection, pas de sentimentalisme . Si l’ evenement la touche au coeur, il est toutefois  ancien .

Elle s’ interroge sur les conditions d’ un suicide, comment se leve -t’ on le matin du jour choisi, un cafe, une musique de Bach a la radio, le doux reveil de l’ epoux adore dont la sante n’ est plus aussi bonne, confier le chien sans en donner la vraie raison, la journee va passer de vie a trepas . Et johanna d’ ironiser douloureusement, le dimanche ce n’ est pas un bon jour pour un suicide , non . Le dimanche, on se repose, on voit les amis, on fait une grande promenade avec le chien . Le lundi on se suicide, oui c’ est plus normal .

En fait, a travers la relation du dernier jour, l’ auteur souhaite connaitre ses aieux et  l’ histoire de leur vie . Elle prend conscience qu’ il y avait une certaine distance entre eux et les enfants . On vouvoie, on ne se met pas a quatre pattes au niveau des petits pour chercher les coiffures noires de Playmobil  sous les meubles, on va a l’ opera . Les enfants sont consideres comme des adultes miniatures .

Le couple etait magnifique, les photos en temoignent, elegance, allure, et tres uni, un amour exclusif, une adoration mutuelle, un couple modele a tous egards .

Elle s’ est souvent demandee comment ces deux belles personnes pouvaient etre de sa famille, ses propres grands-parents . Au fur et a mesure que l’ on va plus avant, on comprend que la jeune femme  cherche a mieux se connaitre a travers leur propre existence qui est, dans une certaine mesure, constitutive aussi de sa propre personnalite, la memoire familiale en non-dit .

Ses recherches la conduiront a revenir sur l’ histoire chaotique et tragique du xx eme siecle en Europe . Vera et Istvan sont parmi le tiers des survivants juifs hongrois, deux-tiers ont ete assassines par les nazis .

Istvan sera pourtant deporte a Mathausen, en camp d’ extermination, Vera accouchera sous une fausse identite, on ne sait comment elle s’ est procuree  les papiers, ils n’ en ont jamais parle   « Mes grands-parents avaient quitte leur ancienne vie comme on ote une veste qu’ on n’ aime plus . » 

 En 1956, ils quittent definitivement la Hongrie pour le  Danemark a la suite des insurrections anti-staliniennes et  l’ arrivee des chars russes en Hongrie .

 Encore un evenement historique qui va bouleverser leur existence, nouveau pays, nouvelle langue, nouvelle culture . Leur volonte de survie a travers l’ assimilation ira jusqu’ a leur faire abandonner toute pratique de la religion juive .

Johanna n’ etait pas consciente de tout cela, elle n’y pensait pas puisqu’ on n’ en parlait pas . Et comment imaginer que ce couple aussi beau, aussi raffine avait  pu traverser l’ enfer et plusieurs fois .

Cette enquete-quete permet a l’ auteur de recadrer certains de ses souvenirs, d’ en rectifier d’ autres, elle ne pourra evidemment reconstituer la vie de Vera et Istvin, mais ce qu’ elle a glane va  lui permettre d’ etayer sa propre vie, elle a trouve sa filiation, elle se decouvre une reelle affinite avec Vera qui se laissait si peu connaitre et a qui elle ressemble tant . Elle le sait maintenant .

Pourquoi se sont-ils suicides, on ne le sait pas vraiment, le syndrome post traumatique jamais traite, le desespoir, la faiblesse croissante d’Istvan, l’ orgueil de partir en beaute, comme ils se sont montres au monde . On l’ignore, mais est-ce si important ?

Dans cette fiction aux allures de temoignage, il s’ agit pour l’ ecrivain de partir a la recherche de sa filiation a travers un cheminement dans le passe . Une enquete forcement douloureuse pour comprendre ses propres racines et sa propre identite recelee dans l’ histoire restee cachee , jusqu’ alors, de ses grands-parents qu’ elle ne connaissait pas .

C’ est une demarche pour mieux construire son avenir et celui de sa propre descendance .

Comment une catastrophe majeure comme la shoah peut-elle affecter les generations suivantes, sans pour autant qu’ elles en soit conscientes . C’ est aussi une revelation pour Johanna .

La deuxieme generation n’ aurait pas ecrit ce livre, la troisieme le peut .

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Un jour de septembre, on se rencontrera

Ce sera toi, ce sera moi

Emerveillés de se connaitre

Déjà

Nos mains se toucheront pour la première fois

Nos doigts se croiseront

Ainsi qu’ à  chaque fois

Nous saurons quoi nous dire

Et nous saurons quoi faire

Viens  Homme de ma vie

Soyons heureux

Allons nous cacher,

Pour consommer notre  union

Dans le  nid .

Je ne te connais pas et tu me donnes le la

L’ accord

 La  note qui  inspire

Suivant l’ heure du jour

Diapason

Orchestre symphonique 

 Petite musique de nuit

 Long solo

Quand tu es le silence

 Bemol de mes emballements

Le refrain entrainant

Qu’ on sifflote en marchant

Une  note de musique

Le lala de Laurent .

Posted on: 10 janvier 2010

Voici la septieme nouvelle  du recueil de Thomas Gunzig

« Trop gras »

Page 89 a 97

On acheve bien les crapules .

Deux journalistes francais prennent un taxi a  Budapest pour aller au coeur de l’ epidemie de grippe aviaire, l’ endroit  ou elle  s’ est developpee . Ils arrivent ainsi  peniblement dans une vilaine campagne,   tellement inquietante qu’ elle pourrait etre le pays de Nosferatu . La bonne grosse madame Varga , qui parle francais, les accueille, les heberge et les nourrit a tous les repas de delicieux « zulles »,  declines de toutes les facons .  Leur reportage est maigre, les habitants sont taiseux, on a du tuer toutes les betes,  misere, violences dans le village . C’ est ce que leur explique madame Varga qui, au moment du depart des deux journalistes,  les prie d’ avoir l’ amabilite de ne pas mentionner les « zulles » . Ils comprendront pourquoi en consultant le dictionnaire .

Pourquoi le titre « trop gras » ?  Peut-etre parce que c’ est difficile a digerer .

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Posted on: 9 janvier 2010

Voici la sixieme nouvelle du recueil de Thomas Gunzig

 » Trop  tard »

Page 81 a page 89

Ou l’ on rencontre la fortitude aux petits bras .

Gilbert est un champion de flechettes,  de la  « branche historique » des flechettes, la finlandaise , distance traditionnelle d’ un crachat et demi de la cible et autres specificites incroyablement specifiques .

Gilbert n’ est pas seulement champion de flechettes parce qu’ il n’ a pas de boulot et pas de femme, il l’ est aussi parce qu’ il s’ abandonne heureusement a   » l’ ascese et la solitude que lui impose l’ entrainement dans le couloir amenage, au-dessus de l’ appartement de sa mere, entre sa chambre et la salle de bain  » .

Il est invite aux championnats du monde de flechettes en Laponie .

A peine arrive, il tombe follement amoureux d’un des membres, une jeune finlandaise qu’ il epousera des qu’ il aura gagne, ils feront des demi-lapons et seront heureux, de plus,  la-haut, c’ est plus facile de trouver un emploi de commercial, on ne doit pas se bousculer .  Le concurrent le plus redoutable est un geant ouzbek, sorti directement du moyen age,  « des bras comme des chateaux forts »,  qui s’ envoie une soupiere de vodka a chaque tournoi . Il est venu avec sa fille , borgne , qui lui sert de Guillaume Tell, avec une orange sur la tete en guise de pomme .

Le premier tour,  pan dans le mille, pour les deux competiteurs, mais le geant saura destabiliser Gilbert astucieusement .

Et c’ est ainsi que Gilbert, de retour chez sa mere,  a laisse les flechettes, degoute, et s’ est mis a la petanque .

On retrouve la verve et les petillements de style dans cette nouvelle,  amusante a lire .

Pourquoi le titre « Trop tard »,  peut-etre parce que gilbert a laisse passer sa chance .

Pourquoi le titre « Trop tot »  precedemment  ?  Peut-etre parce que Chantal  n’ etait pas prete et qu’ elle retournera pour saisir sa chance .

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