happy days

Une colline grave

Posted on: 31 mai 2011

Je monte la colline
Le château domine
La plaine qui fut mer
En des temps éphémères

Basse ville
Haute ville

Pour te visiter
Petite chose abritée

Pas de sécurité

Faut-il même jusque là-bas
Se soucier toujours de toi

Une ombre de vie qui s’ en va
Mais ton corps droit
A gardé son langage de reine
Ma mère
Une reine-mère

Je suis sur la colline et rien ne presse
Changement de vitesse
Tout pour freiner
Ne pas y aller

Et pourtant il le faut

La dramaturgie m’ attend
Descente vertigineuse dans le temps
Et toujours les mêmes agressions
Les mêmes reflexions
Comme il y a tant de saisons

Moi infante
Et elle toute puissante

Aujourd’ hui elle s’ apprête
Habillée coquette
A visiter sa mère
Et sa grand-mère

Au fait comment elles vont ?

Le ventre serré
D’ anxiété
Je dis
Elles vont bien
Tout va bien

Fuir d’ ici

Le regard mielleux
Du personnel peureux

Ce n’ est jamais une visite ordinaire
Je fais tout pour lui plaire

Mais elle ne m’ aime pas
Ici ou là-bas

Avant
Ou maintenant

C’ est une vieille dame
Une femme

Dont je prends soin
Mon destin

(copyright)

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6 Réponses to "Une colline grave"

Bonsoir Dominique,

Tout est dit dans deux vers « elle ne m’aime pas, ici ou là-bas », voilà qui est un accablant constat, celui de se dire que, quels que soient le soin, l’attention, l’affection, la constance, tout est irrémédiablement sans réponse et sans retour !

Voilà le plus dramatique de la vie, être attentif près d’un être qui est de l’autre côté du miroir, à jamais insaisissable !

Peu importe les hauteurs de la ville silencieuse et sourde, la vieille femme de Van Gogh a trouvé ses distances !

Do, la mer vous parlera toujours d’elle !

Votre commentaire est admirable, chère Monique !
« miroir » , « sans réponse, sans retour » … indifférence et pire … méchanceté parfois … souvent .
Ingratitude, deux petites pierres vertes à la place des yeux …
Et source d’ angoisses depuis toujours et jusqu’ au bout .
Et avant elle, l’ autre …
Distance « inexplicable » pour des enfants tendres et aimants .

Bonsoir Dominique,

Nous croyons souvent avoir le bon mot, la bonne expression, le sourire, tout ce qu’il faut pour rassurer et voir quelque flamme sur l’autre visage, que j’appelle ici le visage bis, car le reflet du nôtre avant que le miroir ne se ternisse !

Le miroir se ternira encore, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de tain, cette glace que l’on s’évertue à désembuer !

Do, comme il est long ce chemin des retrouvailles, celles d’ailleurs, là où ils sont déjà !

Il ne faut pas évaluer les distances, elles sont hors portée, il faut sauter avec eux le temps d’un sourire !

Bon courage Dominique !

Très ému à la lecture de ce poème.
La relation parent-enfant peut-être si douloureuse.

Je fait mienne la conclusion de Monique.

Bonjour l’ ami Ronan, douloureuse jusqu’ aux racines …

La vérité fait mal, parfois,
surtout quand elle accable,
en soi, existence et au delà,
insidieuse elle est là,
présente à tout jamais …
Assumer elle se doit,
puisque c’ est par elle,
que tu es là !
Et qu’ en cela,
même si étrangers,
heureux sommes nous,
de te posséder .

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