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Claude Monet La pie

Claude Monet La pie

Etoile d’ eau glacée
Une pie rompt le givre
Un pas dans la neige

(copyright)

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Le fichu plaqué sur la nuque
Le parapluie retourné
Les baleines aigues jaillissantes
Par forte houle rugissante

Près du rivage
De la plage
Elle vague
Le sable blanc
Pique son visage
Et lui fouette le sang

A l’ horizon point d’ accalmie
Et soudain s’ envole l’ ombrelle
Comme oiseau vers le ciel

Elle recherche l’ abri
Des arbres aux feuilles caduques
Penchés
Figés
Dans le sens du vent
Tels les figurants
D’ un spectacle vivant

Que donc fait-elle
Dehors
Alors
Sans parasol
Plus fragile
Que coquille
Sur le sol

Rien

Elle redresse la tête
Et respire la tempête

Elle est bien.

(copyright)

Mars

Posted on: 1 mars 2012

Qu’ à Mars ne tienne
Allons de l’ avant
Que le dieu guerrier vienne
C’ est le mois du printemps

Quand les beaux jours sont là
Je retourne au combat

C’ est la lutte au jardin
C’ est entre lui et moi
C’ est un champ de bataille
Que mon carré urbain

J’ y planterai de l’ ail
Et puis du romarin

Mais avant de semer
Il me faut désherber
Nettoyer
La tonte du gazon
Me donne des frissons

La vie est là
A mes pas

Revoilà le printemps
Tout est différent
Et pourtant
Rien n’ a changé

Tel un anneau
L’ année a tourné
C’ est le renouveau !

(copyright)

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Je sais que tu me dis la voie
Parce que je suis en paix

Tu me guides et je ne te vois
Mais
Ma vie va de soi

Je sais ce qui me revient
Et je le fais bien

Le reste ne m’ appartient pas
Ce qui doit être sera

Ce qui ne peut être
N’ est pas
Et c’ est bien comme cela

Je marche sur la plage
Je suis sans âge
Sans arme ni bagage
Chacun de mes pas
Est une prière vers toi

Chacune de mes actions
Est de grâce
Une célébration
Ephèmère trace

Même dans la tourmente
Mes pensées sont aimantes
Toujours la douceur
Est au fond de mon coeur

Parce que je suis aimée
Et je le sais .

(copyright)

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Il s’ est levé du fauteuil de cuir
Vert
Et au dehors
Regarde les trottoirs luirent
Le froid mord
La rivière Tamise
Est grise
Derrière le verre

Il pleut

Il n’ a pas reposé le journal
Et appuie son front pâle
Sur la haute vitre embuée
La nuit va tomber

Un feu de bois dans la cheminée

Deux messieurs âgés
Assis tout près
Pour mieux s’y chauffer

Le whisky ambré pierre précieuse liquide
Brûle heureusement la gorge
Des amateurs avides
De déguster la fameuse boisson d’ orge
Une discrète dentelle de papier
Recueille quelques gouttes égarées

Peu à peu le salon confortable
Se peuple et s’ anime
Certains aux tables
D’ autres font mine

D’ attendre

Des couples tendres
Des femmes drapées pour le soir
Des hommes vêtus d’ habit noir

Tous membres d’ un même club à Londres
Et chacun de s’ y fondre

Les murs ne sont que livres alignés
Et l’ on se sent comme protégé
Par les oeuvres des siècles passés

Cuirs et papier

On ne serait même pas étonné de voir Henry James entrer
Et puis Dickens et Thackeray
Enfin réconciliés

L’ homme à la fenêtre
Ne voit pas le temps passer
De tout son être
Il est centré
Sur ses pensées

La ville est maintenant éclairée
Des vitrines allumées
Les taxis noirs signalent « occupé »
Et des parapluies abritent les gens pressés
De rentrer

A l’ abri pour la nuit

La nuit sera triste
Pour cet homme en chemise de baptiste

En ce lieu chaleureux
Il est de bon ton
D’ avoir l’ air heureux

Il se retourne et sourit
A ses amis

(copyright)

Comme dans le désert dressée
La plante que j’ ai portée
Il y a des mois
Déjà
Est restée
Sur la large pierre

Pas de lierre

C’ est un endroit sans arbres
Pour ombrager
L’ été
Les passants attristés

Aucun banc
Pour reposer les chalands
Fatigués

Un endroit inhospitalier aux vivants

Et pourtant

C’ est là que gisent les gens
Qu’ ils aiment pour l’ éternité

J’ approche timidement le tombeau
Il est beau
Des bateaux et un port
La mer houleuse au premier plan
Pas de phare pour guider l’ errant
Pas de boussole pour indiquer le Nord

Etait-il égaré
A-t-il trouvé la paix
Mais aucune croix
Je crois
Pour visiblement protéger

Quelques années de vie
Et c’ est fini
Pas le temps
D’ enrichir le monde de ses enfants
Une femme l’ a-t-elle aimé désespérément

Oui ce lieu est un désert
Aridité de l’ air
En ce jour d’ automne
Monotone

Je reviens pour la dernière fois
Ci-git ta croix

Insoutenable chagrin
N’ y es-tu pour rien
L’ orgueil fut-il assassin

Tu y es aussi enfermé
Le ciel s’ est-il trompé

Car tu es un peu mort
Si pas enterré

Mais terré

Ici et ailleurs
La douleur dans ton coeur
Sans espoir de bonheur

Tu portes ta croix

(copyright)

Je fais bien de voyager sans bagage
Ainsi je ne perds jamais mes moyens

Un delire d’ espoir
Je vais voir

Mais parfois ce n’ est rien

Pertes et profits
J’ y gagne de beaux amis

J’ ai dans la poche de mon jean
Un carnet et un stylo a mine

Je vais du blanc au vert
Des cimes aux mers
Chaque saison de ma vie
Est benie
Meme l’ oubli
Est un cadeau
J’ avance sans fardeaux

Je les confie a Marie

Je chante en marchant
Je siffle un petit air

Et meme si cela fait pleurer la Sainte Mere
Dit-on
Un dicton

Mon existence est legere
Et ma main est ouverte a qui la serre

J’ ai le coeur en paix
Et je vais

(copyright)


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