happy days

Archive for the ‘litterature’ Category

Xmas log post yuleC’est l’hiver dehors, maintenant, pensait-il. La terre est dure et couverte de neige. On ne pourrait même pas me planter ; c’est sans doute pour cela que je dois rester à l’abri jusqu’au printemps. Comme c’est raisonnable, les hommes sont bons ! Si seulement il ne faisait pas si sombre et si ce n’était si solitaire ! Pas le moindre petit lièvre. C’était gai, là-bas, dans la forêt, quand sur le tapis de neige le lièvre passait en bondissant, oui, même quand il sautait par-dessus moi ; mais, dans ce temps-là, je n’aimais pas ça. Quelle affreuse solitude, ici ! »
« Pip ! pip ! » fit une petite souris en apparaissant au même instant, et une autre la suivait. Elles flairèrent le sapin et furetèrent dans ses branches.
– Il fait terriblement froid, dit la petite souris. Sans quoi on serait bien ici, n’est-ce pas, vieux sapin?
– Je ne suis pas vieux du tout, répondit le sapin. Il en y a beaucoup de bien plus vieux que moi.
– D’où viens-tu donc ? demanda la souris, et qu’est-ce que tu as à raconter ?
Elles étaient horriblement curieuses.
– Parle-nous de l’endroit le plus exquis de la terre. Y as-tu été ? As-tu été dans le garde-manger ?
– Je ne connais pas ça, dit l’arbre, mais je connais la forêt où brille le soleil, où l’oiseau chante.
Et il parla de son enfance. Les petites souris n’avaient jamais rien entendu de semblable. Elles écoutaient de toutes leurs oreilles.
– Tu en as vu des choses ! Comme tu as été heureux !
– Moi ! dit le sapin en songeant à ce que lui-même racontait. Oui, au fond, c’était bien agréable.
Mais, ensuite, il parla du soir de Noël où il avait été garni de gâteaux et de lumières.
– Oh ! dirent encore les petites souris, comme tu as été heureux, vieux sapin.
– Mais je ne suis pas vieux du tout, ce n’est que cet hiver que j’ai quitté ma forêt ; je suis dans mon plus bel âge, on m’a seulement replanté dans un tonneau.
– Comme tu racontes bien, dirent les petites souris.
La nuit suivante, elles amenèrent quatre autres souris pour entendre ce que l’arbre racontait et, à mesure que celui-ci parlait, tout lui revenait plus exactement.
« C’était vraiment de bons moments, pensait-il. Mais ils peuvent revenir, ils peuvent revenir ! Dumpe-le- Ballot est tombé du haut des escaliers, mais il a tout de même eu la princesse ; peut-être en aurai-je une aussi. »
Il se souvenait d’un petit bouleau qui poussait là-bas, dans la forêt, et qui avait été pour lui une véritable petite princesse.
– Qui est Dumpe-le-Ballot ? demandèrent les petites souris.
Alors le sapin raconta toute l’histoire, il se souvenait de chaque mot ; un peu plus, les petites souris grimpaient jusqu’en haut de l’arbre, de plaisir.
La nuit suivante, les souris étaient plus nombreuses encore, et le dimanche il vint même deux rats, mais ils déclarèrent que le conte n’était pas amusant du tout, ce qui fit de la peine aux petites souris ; de ce fait, elles-mêmes l’apprécièrent moins.
Eh bien, merci, dirent les rats en rentrant chez eux. Les souris finirent par s’en aller aussi, et le sapin soupirait.
– C’était un vrai plaisir d’avoir autour de moi ces petites souris agiles, à écouter ce que je racontais. C’est fini, ça aussi, mais maintenant, je saurai goûter les plaisirs quand on me ressortira. Mais quand ?

Ce fut un matin, des gens arrivèrent et remuèrent tout dans le grenier. Ils déplacèrent les caisses, tirèrent l’arbre en avant. Bien sûr, ils le jetèrent un peu durement à terre, mais un valet le traîna vers l’escalier où le jour éclairait.
«Voilà la vie qui recommence », pensait l’arbre, lorsqu’il sentit l’air frais, le premier rayon de soleil … et le voilà dans la cour.
Tout se passa si vite ! La cour se prolongeait par un jardin en fleurs. Les roses pendaient fraîches et odorantes par-dessus la petite barrière, les tilleuls étaient fleuris et les hirondelles voletaient en chantant : « Quivit, quivit, mon homme est arrivé ! » Mais ce n’était pas du sapin qu’elles voulaient parler.
– Je vais revivre, se disait-il, enchanté, étendant largement ses branches. Hélas ! elles étaient toutes fanées et jaunies. L’étoile de papier doré était restée fixée à son sommet et brillait au soleil… Dans la cour jouaient quelques enfants joyeux qui, à Noël, avaient dansé autour de l’arbre et s’en étaient réjouis. L’un des plus petits s’élança et arracha l’étoile d’or.
– Regarde ce qui était resté sur cet affreux arbre de Noël, s’écria-t-il en piétinant les branches qui craquaient sous ses souliers.
L’arbre regardait la splendeur des fleurs et la fraîche verdure du jardin puis, enfin, se regarda lui-même. Comme il eût préféré être resté dans son coin sombre au grenier ! Il pensa à sa jeunesse dans la forêt, à la joyeuse fête de Noël, aux petites souris, si heureuses d’entendre l’histoire de Dumpe-le- Ballot.
« Fini ! fini ! Si seulement j’avais su être heureux quand je le pouvais. »
Le valet débita l’arbre en petits morceaux, il en fit tout un grand tas qui flamba joyeusement sous la chaudière. De profonds soupirs s’en échappaient, chaque soupir éclatait. Les enfants qui jouaient au- dehors entrèrent s’asseoir devant le feu et ils criaient : Pif ! Paf ! à chaque craquement, le sapin, lui, songeait à un jour d’été dans la forêt ou à une nuit d’hiver quand les étoiles étincellent. Il pensait au soir de Noël, à Dumpe-le-Ballot, le seul conte qu’il eût jamais entendu et qu’il avait su répéter… et voilà qu’il était consumé …
Les garçons jouaient dans la cour, le plus jeune portait sur la poitrine l’étoile d’or qui avait orné l’arbre au soir le plus heureux de sa vie. Ce soir était fini, l’arbre était fini, et l’histoire, aussi, finie, finie comme toutes les histoires.

FIN
(Tous leurs droits réservés)

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Xmas tree– Où vont-ils? demanda le sapin, ils ne sont pas plus grands que moi, il y en avait même un beaucoup plus petit. Pourquoi leur a-t-on laissé leur verdure?
– Nous le savons, nous le savons, gazouillèrent les moineaux. En bas, dans la ville, nous avons regardé à travers les vitres, nous savons où la voiture les conduit. Oh ! Ils arrivent au plus grand scintillement, au plus grand honneur que l’on puisse imaginer. A travers les vitres, nous les avons vus, plantés au milieu du salon chauffé et garnis de ravissants objets, pommes dorées, gâteaux de miel, jouets et des centaines de lumières.
– Suis-je destiné à atteindre aussi cette fonction ? dit le sapin tout enthousiasmé. C’est encore bien mieux que de voler au-dessus de la mer. Je me languis ici, que n’est-ce déjà Noël ! Je suis aussi grand et développé que ceux qui ont été emmenés l’année dernière. Je voudrais être déjà sur la charrette et puis dans le salon chauffé, au milieu de ce faste. Et, ensuite … il arrive sûrement quelque chose d’encore mieux, de plus beau, sinon pourquoi nous décorer ainsi. Cela doit être quelque chose de grandiose et de merveilleux ! Mais quoi ?… Oh ! Je m’ennuie … je languis …
– Sois heureux d’être avec nous, dirent l’air et la lumière du soleil. Réjouis-toi de ta fraîche et libre jeunesse.
Mais le sapin n’arrivait pas à se réjouir. Il grandissait et grandissait. Hiver comme été, il était vert, d’un beau vert foncé et les gens qui le voyaient s’écriaient : Quel bel arbre !
Avant Noël il fut abattu, le tout premier. La hache trancha d’un coup, dans sa moelle ; il tomba, poussant un grand soupir, il sentit une douleur profonde. Il défaillait et souffrait.
L’arbre ne revint à lui qu’au moment d’être déposé dans la cour avec les autres. Il entendit alors un homme dire :
– Celui-ci est superbe, nous le choisissons.
Alors vinrent deux domestiques en grande tenue qui apportèrent le sapin dans un beau salon. Des portraits ornaient les murs et près du grand poêle de céramique vernie il y avait des vases chinois avec des lions sur leurs couvercles. Plus loin étaient placés des fauteuils à bascule, des canapés de soie, de grandes tables couvertes de livres d’images et de jouets ! Pour un argent fou – du moins à ce que disaient les enfants.
Le sapin fut dressé dans un petit tonneau rempli de sable, mais on ne pouvait pas voir que c’était un tonneau parce qu’il était enveloppé d’une étoffe verte et posé sur un grand tapis à fleurs ! Oh ! Notre arbre était bien ému ! Qu’allait-il se passer ?
Les domestiques et des jeunes filles commencèrent à le garnir. Ils suspendaient aux branches de petits filets découpés dans des papiers glacés de couleur, dans chaque filet on mettait quelques fondants, des pommes et des noix dorées pendaient aux branches comme si elles y avaient poussé, et plus de cent petites bougies rouges, bleues et blanches étaient fixées sur les branches Des poupées qui semblaient vivantes – l’arbre n’en avait jamais vu – planaient dans la verdure et tout en haut, au sommet, on mit une étoile clinquante de dorure.
C’était splendide, incomparablement magnifique.
– Ce soir, disaient-ils tous, ce soir ça sera beau.

/ … / à suivre

christmas-tree-clip-art-decorated Là-bas, dans la forêt, il y avait un joli sapin. Il était bien placé, il avait du soleil et de l’air ; autour de lui poussaient de plus grands camarades, pins et sapins. Mais lui était si impatient de grandir qu’il ne remarquait ni le soleil ni l’air pur, pas même les enfants de paysans qui passaient en bavardant lorsqu’ils allaient cueillir des fraises ou des framboises.
« Oh ! Si j’étais grand comme les autres, soupirait le petit sapin, je pourrais étendre largement ma verdure et, de mon sommet, contempler le vaste monde. Les oiseaux bâtiraient leur nid dans mes branches et, lorsqu’il y aurait du vent, je pourrais me balancer avec grâce comme font ceux qui m’entourent. »
Le soleil ne lui causait aucun plaisir, ni les oiseaux, ni les nuages roses qui, matin et soir, naviguaient dans le ciel au-dessus de sa tête.
L’hiver, lorsque la neige étincelante entourait son pied de sa blancheur, il arrivait souvent qu’un lièvre bondissait, sautait par-dessus le petit arbre – oh ! Que c’était agaçant ! Mais, deux hivers ayant passé, quand vint le troisième, le petit arbre était assez grand pour que le lièvre fût obligé de le contourner. Oh ! Pousser, pousser, devenir grand et vieux, c’était là, pensait-il, la seule joie au monde.
En automne, les bûcherons venaient et abattaient quelques-uns des plus grands arbres. Cela arrivait chaque année et le jeune sapin, qui avait atteint une bonne taille, tremblait de crainte, car ces arbres magnifiques tombaient à terre dans un fracas de craquements.
Où allaient-ils ? Quel devait être leur sort ?
Au printemps, lorsqu’arrivèrent l’hirondelle et la cigogne, le sapin leur demanda :
– Savez-vous où on les a conduits ? Les avez-vous rencontrés ?
Les hirondelles n’en savaient rien, mais la cigogne eut l’air de réfléchir, hocha la tête et dit :
– Oui, je crois le savoir, j’ai rencontré beaucoup de navires tout neufs en m’envolant vers l’Egypte, sur ces navires il y avait des maîtres-mâts superbes, j’ose dire que c’étaient eux, ils sentaient le sapin.
– Oh ! Si j’étais assez grand pour voler au-dessus de la mer ! Comment est-ce au juste la mer ? A quoi cela ressemble-t-il ?
– Euh ! C’est difficile à expliquer, répondit la cigogne.
Et elle partit.
– Réjouis-toi de ta jeunesse, dirent les rayons du soleil, réjouis-toi de ta fraîcheur, de la jeune vie qui est en toi.
Le vent baisa le jeune arbre, la rosée versa sur lui des larmes, mais il ne les comprit pas.
Quand vint l’époque de Noël, de tout jeunes arbres furent abattus, n’ayant souvent même pas la taille, ni l’âge de notre sapin, lequel, sans trêve ni repos, désirait toujours partir. Ces jeunes arbres étaient toujours les plus beaux, ils conservaient leurs branches, ceux-là, et on les couchait sur les charrettes que les chevaux tiraient hors de la forêt.

/ … / à suivre

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RIEN NE S’ OPPOSE A LA NUIT
de Delphine de Vigan
JC Lattès, 450 p., 19 euros

Alain Bashung l’ a chanté et Delphine de Vigan l’ approuve, « RIEN NE S’ OPPOSE A LA NUIT » .

La nuit, le sombre, le noir, la « négation du noir » du peintre Soulages, « l’ outrenoir » de Garouste, mais aussi « la lumière secrète venue du noir » .
La vie de Lucile, la mère de Delphine .

Lucile est morte, elle a mis fin à ses jours .
Sa fille sans nouvelles, la découvre, forme bleue sur le lit, l’ oreille encore collée au transistor qui joue de la musique .
Mains bleues, « comme tâchées d’ encre aux jointures », visage bleu, plus pâle et l’ odeur qu’ elle ne remarque pas de suite, tant le choc est immense .

Lucile morte, immobile et Delphine dans le brouillard .

Elle se décide à écrire « sur » sa mère, « autour » ou « à partir » d’ elle, quand enfin, elle « capitule »

« peut-être le jour où j’ ai compris combien l’ écriture, mon écriture, était liée à elle, à ses fictions, ses moments de délire où la vie lui était devenue si lourde qu’ il lui avait fallu s’ en échapper, où sa douleur n’ avait pu s’ exprimer que par la fable . »

Et c’ est ainsi que l’ auteure a enquêté, fouillé, exhumé, interrogé, lu et consulté, tout ce qui pouvait l’ aider à retracer sa mère, mieux la cerner .

Delphine de Vigan, tout au long de ce livre, pourtant qualifié de roman, s’ interroge sur le sens de sa démarche, de ses recherches, , sans trop d’ illusion sur la vanité de cette quête, mais peut-être en restera-t’ il trace ?

« Je voulais revenir à l’ origine des choses .
… J’ écris ce livre parce que j’ ai la force aujourd’ hui de m’ arrêter sur ce qui me traverse et parfois m’ envahit, parce que je veux savoir ce que je transmets, parce que je veux cesser d’ avoir peur qu’ il nous arrive quelque chose comme si nous vivions sous l’ emprise d’ une malédiction, pouvoir profiter de ma chance, de mon énergie, de ma joie, sans penser que quelque chose de terrible va nous aneantir et que la douleur, toujours, nous attendra dans l’ ombre . »

Tant et si bien qu’ avec délicatesse et pudeur, Delphine de Vigan nous convoque dans la matrice même de sa propre construction, sa famille , père, mère, grand-mère, frères, soeurs .
Les moments heureux mais aussi, mais surtout les drames, morts des frères, accidents, suicides, non-dits, image extérieure du bonheur, séparations, déménagements, instabilité et la maladie mentale de Lucile, tardivement diagnostiquée, mais décelable à rétro par ses comportements baroques .
Chronologie d’ une vie de famille .

Lucile, enfant d’ une grande beauté, modèle, et si vide, ailleurs .
Vie explosée, de bric et de broc, ses deux enfants, Delphine et Marion, assistant perplexes et terrifiées à la dégradation psychique et physique de leur mère, dix ans de camisole chimique, bouffées délirantes, terreur .

Lucile est morte et Delphine commence à vivre ?

A lire .

(copyright)

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

J’ai tout appris de toi sur les choses humaines
Et j’ai vu désormais le monde à ta façon
J’ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines
Comme au passant qui chante on reprend sa chanson
J’ai tout appris de toi jusqu’au sens du frisson.

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

J’ai tout appris de toi pour ce qui me concerne
Qu’il fait jour à midi, qu’un ciel peut être bleu
Que le bonheur n’est pas un quinquet de taverne
Tu m’as pris par la main dans cet enfer moderne
Où l’homme ne sait plus ce que c’est qu’être deux
Tu m’as pris par la main comme un amant heureux.

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes
N’est-ce pas un sanglot que la déconvenue
Une corde brisée aux doigts du guitariste
Et pourtant je vous dis que le bonheur existe
Ailleurs que dans le rêve, ailleurs que dans les nues.
Terre, terre, voici ses rades inconnues.

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

LOUIS ARAGON

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Voici un roman que je presente en dehors de tout challenge litteraire,    » Les chaussures italiennes »  de Henning Mankell .

Henning Mankell est un ecrivain suedois, ne en 1948 . Auteur prolifique , et dans des genres differents, il est surtout connu du public pour ses romans policiers dont le personnage principal est l’ inspecteur Wallander, intrigues a l’ atmosphere pesante, embrumees de depression et pourtant precisement menees par un esprit deductif .

 » Les chaussures italiennes  » est un roman a part entiere . Publie en Suede pour la premiere fois , en 2006, sous le titre  » Italienska skor « ,  il est sorti en France en octobre 2009 aux editions du seuil, traduit du suedois par Anna Gibson .

C’ est le recit d’ une annee dans la vie de Fredrik Welin, soixante -six ans , qui vit depuis douze ans volontairement retire du monde sur sa petite ile,  heritee de ses grands-parents, en Suede .

Cet ancien chirurgien vit isole du monde, sans journaux, pour compagnons une chienne et un chat et pour toute visite, le facteur hypochondriaque qui passe tous les jours, bien qu’ il n’y ait pas de courrier a distribuer, parce qu’ il vient chercher sa consultation quotidienne et repartir rassure . Il va d’ une ile a l’ autre suivant la saison par les airs ou par la mer .

L’ unique discipline quotidienne que s’ impose Fredrik est une immersion, nu, dans l’ eau gelee apres avoir creuse un trou dans la glace . Seuls la  brulure sur sa peau et le souffle court lui rappellent qu’ il est encore vivant . ( a suivre )

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