happy days

L’ art triste

Publié par   : Dominique le  : 22 janvier 2012

Je n’ ai pas l’ écriture automatique
Tac
Je dois me mettre en quatre
Pour un modeste quatrain

De rien

Combien de capitaines et combien de marins …
Et moi je rame
Cela n’ avance

A rien

Un pas après l’ autre
Nous disent les sages
Qui jamais bons apôtres
N’ essayèrent l’ usage
De la rime sans raison

Le bouillon

Je pose un mot le multipie par deux
C’ est une répétition
Ce n’ est pas très heureux

Un brouillon

J’ assemble les idées
Un vêtement mal taillé
Je tricote mes pensées
Une écharpe emmêlée

J’ aligne les mots
On dirait un poncho

Censées m’ inspirer
Les muses s’ amusent
De mes pitoyables ruses
Je suis près d’ expirer

L’ effort est trop intense
Je frise la démence
Y-a-t-il un docteur
Pour versificateur ?

Hélas !
Voir la vie de face
Je n’ ai pas de talent
Ce n’ est pas autrement

Je laisse tomber les mots
Et je prends mon pinceau

Pour brosser un tableau

(copyright)

MON GUIDE

Publié par   : Dominique le  : 21 janvier 2012

Je sais que tu me dis la voie
Parce que je suis en paix

Tu me guides et je ne te vois
Mais
Ma vie va de soi

Je sais ce qui me revient
Et je le fais bien

Le reste ne m’ appartient pas
Ce qui doit être sera

Ce qui ne peut être
N’ est pas
Et c’ est bien comme cela

Je marche sur la plage
Je suis sans âge
Sans arme ni bagage
Chacun de mes pas
Est une prière vers toi

Chacune de mes actions
Est de grâce
Une célébration
Ephèmère trace

Même dans la tourmente
Mes pensées sont aimantes
Toujours la douceur
Est au fond de mon coeur

Parce que je suis aimée
Et je le sais .

(copyright)

EN AVANT

Publié par   : Dominique le  : 19 janvier 2012

Le sentier est en virgule
On y circule
En véhicule

A pied à son train
On va son chemin

En chariot en avion
En tondeuse à gazon

L’ important est d’ arriver
Vivement
Le plus longtemps
Sans se hâter

En avant

(copyright)

LES BLANCHES HEURES

Publié par   : Dominique le  : 17 janvier 2012

Qui songerait
A fermer les volets

De son âme

Quand les jardins et les toits

Sont saupoudrés d’ un givre hivernal

Bien au contraire la vie est là

Au dehors

Comment résister aux premiers frimas

Nous l’ attendions cet or

Cette manne

Tout n’ est que blancheur de couleur

Vivons ce clair bonheur

De faire craquer sous nos pas

La fine couche de froid

De glisser en riant

Comme quand nous étions enfants

Pascale Marie Jean et Laurent

Où sont-ils maintenant

Cela ne s’ oublie pas un tel désir

Le bonheur de rire

La joie est un éternel retour

Je pense à vous tous les jours

Et si ce sont mes pas

Qui les premiers empreintent

Ce matin

Le chemin

Les votres s’ inscriront aussi

Peut-être pas

Ici

Mais je suis sans crainte

Vos coeurs

Dans mon coeur

Et rions ce bonheur

Ce matin tout n’ est que blancheur

Pâles et subtiles couleurs .

(copyright)

LETTRE A L’ APRES (HYMNE)

Publié par   : Dominique le  : 16 janvier 2012

Je parle aux formes futures,
Celles qui ne peuvent entendre
Vagues d’après l’ouragan
Corps de l’après déluge,

Je vous parle en termes d’avant
Mots morts dans l’après des livres,
Atomes de l’après naufrage
Parcelles entre parenthèses,

Je nomme un temps adossé
A la sérénité des pierres,
Certitude immensifiée
Dans l’ignorance de la chute.

Je nomme l’espace restreint
De l’espèce assignée
Sédiments superposés
Au lit de l’avant chaos,

J’en appelle au périssable
Aux hommes de l’avant défi
Aux alliances serties d’armes
Cicatrices de l’après vie,

J’en appelle à la parole
Remise à l’avant naissance,
Jalon de la pré-mémoire
Seing de l’après testament,

J’en appelle à l’invisible
Forces concentrées d’attente
Fractures ravinées d’aubes
Fulguration de l’après
Dans la coulée lavée des maux.

J’en invoque à l’autre règne
De battement végétal
Futurition en gésine
D’immatérielle chair,

Plains-chants des matins délivrés
De l’ancienne cécité
Au jour de l’autre lumière
Des vies exondées d’autre mère.

Copyright (sacem 1995)

M L .

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“cette poésie est à l’intention de Dominique et Yannick, c’était ma façon de les remercier pour les jolis textes et de participer à ce blog culturel . Merci pour ce lieu artistique!”
Monique .

LA NUIT A LONDRES (SUIVI DE LA NUIT A L’ HOTEL-DIEU

Publié par   : Dominique le  : 16 janvier 2012

Je marche dans les rues de Londres

La nuit est sombre
Et seule mon ombre
Dit une présence humaine

Je me promène

Une balade sans lune
Un monde de plume
Léger léger
Une nuit ouatée de noir

Doux espoir
De voir le monde
Paisiblement reposer

Bon soir aux veilleurs
Aux rêveurs éveillés

Velleitaires du sommeil
Entre miel et ciel

Si les corps sont étendus
Les âmes se promènent aux nues
Un voyage kaleidoscope
De bric et de broc

Email aléatoire
Des miroirs
De la journée passée
La vie rêvée

Je marche pas à pas
Je sonde mes pas
Les odeurs des jardins sont palpables
Les sons identifiables

La rivière Tamise non loin
Me berce de ses remous distincts

Un renard traverse la rue
Et un autre le suit
C’ est la nuit

(copyright)

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LA NUIT A L’ HOTEL DIEU

Je marche sur les terrasses,
portable à l’ oreille,
Notre Dame en mon dos,
le froid glace mes chairs,
la parole de mon amie,
réchauffant mon petit coeur …

Meurtri par les aiguilles,
déboussolé en ce lieu austère,
réconforté par Pasqualinetta,
je vais et je viens,
faisant les 100 pas,
mon podomètre à la ceinture …

Les nuits s’ écoulent, là,
prenant elles aussi le pas,
sur sensibilisation à maladie,
celle m’ éffleurant
et que repoussée au loin,
il va me falloir …

Les miens de cela en ont besoin,
tout comme moi,
de les décevoir je ne dois,
la vie elle même, clin d’ oeil me fait,
va de l’ avant mon ratounet,
afin que rose elle soit, toujours …

(copyright)
YB

Dédié à Domi et Pascale

LA FEMME FRACTALE

Publié par   : Dominique le  : 10 janvier 2012

Parfois je perds le fil de ma vie
Je ne sais pourquoi je suis ici
Et pas là

C’ est vrai je n’ y suis pas

Si je bouge je meurs
Si je me meus j’ ai peur

D’ être le double de moi
Qui s’ observe en soi

Je suis une femme fractale
Une multiple infinitésimale

Qui tourne le miroir
Et renverse le psyché
Pour éviter
De se voir
De se regarder

A l’ infini

Infiniment petit
Infiniment grand
Une valse à quatre temps

C’ est la vie

Les saisons de nos êtres
Et puis disparaître
Eternellement

Mais avant

Je jouerai tout mon temps .

(copyright)

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“RIEN N’ EST PLUS SERIEUX QUE LE JEU , JOUONS !”

( Denis Mandelbrot)

Le courrier du coeur

Publié par   : Dominique le  : 5 janvier 2012

J’ écrivis une lettre qui revint
“Inconnue à cet amour”

Des erreurs il y en a tous les jours
Je fis donc un envoi recommandé

En vain

Nul ne vint le chercher

Au fond c’ est bien plus amusant
De jeter une bouteille sur l’ océan

Si elle revient au bord du rivage
Je n’ y verrais que flux et reflux
En aucun cas refus
Je l’ enverrai plus au large

Et n’ y penserai plus .

(copyright)

BONNE ANNEE 2012 !

Publié par   : Dominique le  : 31 décembre 2011

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Je vous souhaite une bonne année 2012

Mes voeux vous accompagnent et j’ espère que mes lignes vous plairont encore .

Dominique .

Une Nativité inhabituelle

Publié par   : Dominique le  : 24 décembre 2011

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La “All Saints Church” à Daresbury, Chester, Angleterre, présente
dans la Daniel Chappell le “Lewis Carroll Memorial Window” .

C’ est un vitrail représentant une Nativité dû à l’ artiste Geoffrey Webb .
Sur la gauche, on peut voir Lewis Carroll et Alice Liddell et en bas, cinq petits vitraux où figurent les personnages d’ Alice au pays des merveilles, dont le graphisme est directement inspiré des illustrations originales de John Tenniel et des extraits de
” Christmas greetings from a fairy to a child” .

En effet, Daresbury, diocèse de Chester, vit la naissance de Charles Lutwidge Dodgson en 1832 et les amateurs de Lewis Carroll (nom issu de l’ inversion de ses deux prénoms) reunirent une somme suffisante pour la célébration du centenaire de la naissance de l’ écrivain et c’ est ainsi que ce vitrail fut consacré en 1935 .

(copyright)

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Christmas Greetings (Lewis Carroll)

(From a Fairy to a Child)

Lady dear, if Fairies may
For a moment lay aside
Cunning tricks and elfish play,
‘Tis at happy Christmas-tide.

We have heard the children say–
Gentle children, whom we love–
Long ago, on Christmas Day,
Came a message from above.

Still, as Christmas-tide comes round,
They remember it again -
Echo still the joyful sound
“Peace on earth, good-will to men!”

Yet the hearts must childlike be
Where such heavenly guests abide:
Unto children, in their glee,
All the year is Christmas-tide!

Thus, forgetting tricks and play
For a moment, Lady dear,
We would wish you, if we may,
Merry Christmas, glad New Year!

 

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