happy days

La guerre

Posted on: 9 novembre 2014

George Clausen Youth Mourning

George Clausen Youth Mourning


Dans une petite maison d’ Angleterre
La chambre d’ un enfant
Est restée en l’ état
Ses vêtements
Sont suspendus là
Une patère
Derrière la porte close

Personne n’ ose
Déranger
Le désordre d’ un départ
A la gare
Un billet sans retour

Ne rien toucher
Jusqu’ à son retour
Un jour

Un jour
Le brave cheval dans le champ
Rendu tout maigre par l’ âge
A quitté l’ attelage
S’ est couché sur le flanc
Doucement
Il n’ avait plus le temps

Tom le joyeux chien
A souvent cru reconnaitre
Le pas aimé du maître
Et puis rien
Il est devenu blanc

Où donc est allé le jeune gars
Demandez-le à son père
Demandez-le à sa mère
Il est parti à la guerre

Il ne reviendra pas

La médaille est encadrée
Sur le buffet ciré
Avec un courrier

C’ est un peu d’ immortalité

(copyright)

Cette œuvre de 1916 du peintre britannique George Clausen représente la « jeunesse en deuil ».
Sa fille Katherine vient de perdre son fiancé à la guerre et cet évènement évoqué ici, devient aussi le deuil de tous les combattants morts au champ d’ honneur.
George Clausen est un « war artist », un artiste officiel de la guerre 1914-1918, et cette peinture est exposée à
l’ Imperial War Museum à Londres.

Publicités

20 Réponses to "La guerre"

Bonjour chère Dominique,

Un très beau poème, fort et poignant, oui il n’y a plus que le vieux cheval pour y croire ou le vieux chien pour attendre encore sur le seuil de la porte le retour de celui qui ne reviendra jamais. Les autres vieilliront sous la photo qui se jaunira jusqu’à que le temps estompe le visage et l’expression. On essaiera de se souvenir de ses dernières paroles et c’était souvent « je reviendrai ». Dans les moments de désespoir, on lui en voudra presque de cette promesse qu’il n’a pas tenue.
La guerre laisse nue celle qui pleure, c’est une œuvre expressive et magnifique. Ces jours de commémoration, il est heureux de découvrir encore des carnets, des photos, pour ce qui est des témoignages évidemment c’est difficile. Honneur à tous ceux là.
Bises.

Le 11 novembre est , pour moi, une journée importante, il faut se rappeler, avec gratitude, tous les morts au champ d’ honneur, hommes, femmes, sans oublier les animaux qui ont eu leur part de malheur en donnant tout aux humains.
A Londres, il y a un mémorial dédié aux femmes et il y en a un autre, inauguré il y a quelques années, dédié aux animaux.
Amitiés.

Je crois que ce 11 novembre est une date pour beaucoup de pays, à midi j’ai vu quelques photos sur ces hommes des tranchées, boueux, en loques, et qui faisaient sécher des rats sur un fil, comme on le ferait pour le linge, en attendant de les manger car il n’y avait plus rien. Ils suçaient aussi des petits cailloux pour saliver quand ils manquaient d’eau, ils ont vécu dans les pires conditions, je me souviens des histoires de nos grands pères, petits de taille mais des géants dans la vie, ils n’ont pas montré de haine pour ces généraux qui, allègrement, les ont sacrifiés par marée humaine. Tout de même, un certain général sur ce Chemin des Dames a eu un semblant de procès pour incompétence notoire, il était fort en salut mais pas en stratégie et il fut remplacé par P. Pétain. Nous avons gagné cette guerre mais à quel prix !
On peut saluer l’intelligence de l’Angleterre qui pense à ces femmes courageuses qui ont remplacé et fait des travaux d’homme et aussi les animaux qui ont payé un lourd tribut.
Amitiés.

Très beau texte pour célébrer l’absence. Bravo Dominique

Bonjour l’ ami Patagon, contente de te lire !
Tu manques à tes amis…
Bise.

Bonjour Dominique , les jeunes femmes qui perdaient un fiancé , un jeune mari , cela me rappelle une voisine âgée quand j´étais très jeune , qui avait perdu un premier fiancé à la guerre ( 14-18 ) puis le second , et aussi le troisième … Elle était restée seule et sans enfant , les jeunes hommes se faisant rares . Il y a un livre de Jean Echenoz qui exprime cela bien , c´est  » 14  » , sur les femmes qui restaient seules , et les hommes qui rentraient mutilés . Et c´est encore d´actualité , quand on pense aux soldats d´aujourd´hui .
Je regarde toujours les actualités d´époque , même si ce sont des reprises , c´est toujours aussi poignant …

Bonjour Darie, en effet, il y eut de ces pauvres femmes qui portèrent ainsi le deuil de leur jeune fiancée et restèrent « demoiselle ».
Miss Marple, personnage d’ Agatha Christie, est décrite comme une de ces fiancées-veuves à vie.
Une banque écossaise fut fondée pour venir en aide aux veuves des soldats qui morts en combattant les armées napoléoniennes « The Scottish Widows Bank ».
(La banque des veuves écossaises)

Bonjour Dominique . Comme dit Patagon, c’est bien le poème de l’absence, des souvenirs qui remplacent la vie. Aux actualités récentes , on a montré la chambre d’un de ces soldats de 14, qui est restée absolument intacte ( alors même que la maison a été vendue, si j’ai bien compris); cette absence est aussi celle des soldats tombés récemment pour la France. Votre poème est comme une suite à  » Les Bêtes de guerre », mis en ligne chez les poulbots, mais que j’ai trouvé ici au 6 novembre 2011, car j’en cherchais l’auteur: dans ce poème , la mort grouille, elle est évoquée avec réalisme; dans celui-ci, on est au-delà. Et voyez comme c’est étrange, encore une fois, un poème d’Aragon , chanté par Ferré, a été appelé par le vers « Il ne reviendra pas »..Je viens de le réécouter: http://www.dailymotion.com/video/xuhtk_leo-ferre-tu-n-en-reviendras-pas_music
« Tu n’en reviendras pas toi qui courais les filles
Jeune homme dont j’ai vu battre le coeur à nu
Quand j’ai déchiré ta chemise et toi non plus
Tu n’en reviendras pas vieux joueur de manille

Qu’un obus a coupé par le travers en deux
Pour une fois qu’il avait un jeu du tonnerre
Et toi le tatoué l’ancien légionnaire
Tu survivras longtemps sans visage sans yeux

On part Dieu sait pour où ça tient du mauvais rêve
On glissera le long de la ligne de feu
Quelque part ça commence à n’être plus du jeu
Les bonshommes là-bas attendent la relève

Roule au loin roule train des dernières lueurs
Les soldats assoupis que ta danse secoue
Laissent pencher leur front et fléchissent le cou
Cela sent le tabac la laine et la sueur

Comment vous regarder sans voir vos destinées
Fiancés de la terre et promis des douleurs
La veilleuse vous fait de la couleur des pleurs
Vous bougez vaguement vos jambes condamnées

Déjà la pierre pense où votre nom s’inscrit
Déjà vous n’êtes plus qu’un mot d’or sur nos places
Déjà le souvenir de vos amours s’efface
Déjà vous n’êtes plus que pour avoir péri »

Bonjour Marmara, merci d’ aligner ce superbe poème d’ Aragon et de donner le lien pour écouter Leo Ferré le chanter.
J’ avais effectivement écrit LES BÊTES DE GUERRE en novembre 2011, sur le blog.
Il fait plus de 1500 signes, il n’ est donc pas entier sur le Figaro ; je suis honorée que ayez souhaité en savoir plus sur ce poème.
C’ est vrai qu’ il y a une forme de cohérence entre ces deux poèmes, « LES BÊTES DE GUERRE » et « La guerre », l’ un et l’ autre sont factuels, pas de lyrisme, l’ émotion est contenue et suggérée dans la description.
Le lecteur est le maître de ses sentiments, suscités, peut-être, par le texte.
Amicalement.

LES BÊTES DE GUERRE
Ils n’ avaient pas le choix
Tout comme les soldats

Arrachés aux fermiers
Enrôlés dans l’ armée

Ils ont peiné souffert et sont morts
Qui s’ en souvient encore

Dressez-vous
Frêles squelettes et larges carcasses pourries
Os blanchis
Détachez-vous de la nourricière
De l’ ultime poussière
Montrez-vous

Tous

Existe-il au monde
Une autre espèce immonde
Pour porter le feu à la terre entière
Et la transformer ainsi en vaste cimetière

On ne vous laisse pas le choix
Pauvres animaux
Simples soldats
Par une humaine ire meurtrière
Vous voici devenus bêtes de guerre

Du plus humble au plus grand
Lucioles vers de terre brillants
Ils éclairent les tranchées
Pour lire le courrier
A l’ abri de l’ allemand

Et les Alpes imprenables
Cols infranchissables
Massifs redoutables
L’ empereur Hannibal a osé
Les éléphants hindous sont passés
Portant vivres pour l’ armée
Crevés sur le côté comme baleine échouée
Dans la neige profonde et les vents glacés
Gelés éventrés

Quelle autre espèce égorge les cochons
Dont les bruyants cris d’ agonie
Font fuir les montures ennemies
A ces indicibles sons

Des millions de chevaux aux fermiers confisqués
Pour s’ en aller en guerre
Dans les grouillants bourbiers
On ne voit plus la terre
Tant cadavres empilés
Rendent la marche forcée

Et pourtant bravement il avance
Joey le cheval si doux
On lui demande tout
Et il donne tout
Il souffre il peine il meurt
Pas un pleur
C’ est une bête de guerre
Une chair à canon
Un animal sans nom

Terreur et agonie
Dieu que la guerre est jolie

Qui d’ autre sur cette planète
Entraine dans sa défaite
Ainsi la vie d’ autrui
Pour sa propre survie

Ils n’ avaient pas le choix
Tout comme les soldats

Arrachés aux fermiers
Enrôlés dans l’ armée

Ils ont peiné souffert et sont morts
Et qui s’ en souvient encore ?

(copyright)

SUPERBE, tout simplement.

Et je saisis l´occasion d´écrire à nouveau le titre d´un très bon livre, à propos des chevaux confisqués aux paysans , et donc dépourvus de leur  » compagnon de travail  » :  » Pitié pour le mal  » de Bernard Tirtiaux . C´est l´histoire de 2 frères ( 15 et 8 ans ) , qui suivent leur étalon réquisitionné , pour le reprendre et le ramener à la ferme .
C´est l´enfant de 8 ans qui est le narrateur , aussi c´est écrit avec sensibilité et humour , malgré le sujet .
J´ai beaucoup aimé ce livre . Bonsoir Dominique , et votre poème est aussi écrit avec le cœur , et du réalisme .

Bonsoir Darie, merci pour cette référence.
Je viens de lire le poème que vous avez aligné « ailleurs » aujourd’ hui, si vous souhaitez le donner à lire ici, il est le bienvenu.
Bises.

Bonjour Dominique, Darie, Marmara,

La Grande Guerre, c’est aussi le drame des femmes. Ceux qui revenaient amputés ne pouvaient plus aider aux travaux des champs, ils trainaient un sentiment d’inutilité que ces femmes ont dû aussi assumer en assurant, pas facile cette vie retrouvée en marge de l’autre, celle qui était pleine d’espérance et de rêves.
Marmara, je me demande souvent pourquoi ce sont les « antimilitaristes » comme Ferré, Brassens, Aragon (quand il a rejoint le pcf) qui écrivent le mieux sur la guerre. Il y a de superbes poèmes glorifiant le devoir, l’héroïsme, la patrie et puis il y a les poètes de l’autre bord. Peut-on aligner un de ces poèmes antimilitaristes sans juger ni de l’un ni de l’autre ? alors j’ose : voici Boris VIAN, pacifiste bien connu :

 » Tous les enfants qui sont partis le sac à dos
Par un brumeux matin d’avril
Je voudrais faire un monument
A tous les enfants
Qui ont pleuré le sac au dos
Les yeux baissés sur leurs chagrins
Je voudrais faire un monument
Pas de pierre, pas de béton
Ni de bronze qui devient vert
Sous la morsure aiguë du temps
Un monument de leur souffrance
Un monument de leur terreur
Aussi de leur étonnement
Voilà le monde parfumé,
Plein de rires, plein d’oiseaux bleus
Soudain griffé d’un coup de feu
Un monde neuf où sur un corps
qui va tomber
Grandit une tache de sang
Mais à tous ceux qui sont restés
Les pieds au chaud, sous leur bureau
En calculant le rendement
De la guerre qu’ils ont voulue
A tous les gras tous les cocus
Qui ventripotent dans la vie
Et comptent et comptent leurs écus
A tous ceux-là je dresserai
Le monument qui leur convient
Avec la schlague, avec le fouet
Avec mes pieds avec mes poings
Avec des mots qui colleront
Sur leurs faux-plis sur leurs bajoues
Des larmes de honte et de boue. « 

Bonjour Monique, merci aussi à vous pour nous donner à lire ce poème de Boris Vian.
J’ ai entendu aujourd’ hui sur RTL qu’ il existe, en France, une centaine de monuments aux morts pacifiste, érigés entre 1918 et 1930.

Ici, on peut tout « oser »…^^
Bises.

Déjà, Dominique, un ami avait conseillé à Boris Vian de remanier les deux derniers vers de son « Déserteur », où il disait qu’il était armé et qu’ils pourront tirer…? changé par « Prévenez vos gendarmes, que je n’aurai pas d’armes, et qu’ils pourront tirer. » c’était déjà la légende de sa personnalité.
Quand on voit la guerre vue par les archives, il est évident qu’on ne peut plus l’exalter comme Casimir Delavigne. La chanson a suivi avec un titre « Le rêve passe » très patriotique, qui évoquait l’épopée napoléonienne, paroles d’Armand Foucher, créée en 1906 , cette chanson a été reprise en 1944 et on la chantait chez moi, je savais presque toutes les paroles.

« Les soldats sont là-bas endormis sur la plaine,
Où le souffle du soir chante pour les bercer,
La terre aux blés rasés parfume son haleine,
La sentinelle au loin va d’un pas cadencé.
Soudain voici qu’au ciel, des cavaliers sans nombre
Illuminent d’éclairs l’imprécise clarté,
Et le petit chapeau semble guider leurs ombres
Vers l’immortalité !

Les voyez-vous,
Les hussards, les dragons, la Garde,
Glorieux fous
D’Austerlitz que l’Aigle regarde,
Ceux de Kléber,
De Marceau chantant la victoire,
Géants de fer
S’en vont chevaucher la gloire.

Mais le petit soldat
Voit s’assombrir le Rêve,
Il lui semble là-bas
Qu’un orage se lève,
L’hydre au casque pointu
Sournoisement s’avance ;
L’enfant s’éveille, ému,
Mais tout dort en silence
Et dans son cœur le songe est revenu.
Les canons !
Les clairons !
Ecoutez !
Regardez !

Les voyez-vous,
Les hussards, les dragons, la Garde,
Ils saluent tous
L’Empereur qui les regarde.

Et dans un pays clair où la moisson se dore,
L’âme du petit bleu revoit un vieux clocher.
Voici la maisonnette où celle qu’il adore
Attendant le retour, tient son regard penché.
Mais tout à coup Douleur ! Il la voit plus lointaine,
Un voile de terreur a couvert ses yeux bleus.
Encore les casques noirs, l’incendie et la haine,
Les voilà ce sont eux !

Les voyez-vous,
Leurs hussards, leurs dragons, leur Garde,
Sombres hiboux
Entraînant la vierge hagarde.
Le vieux Strasbourg
Frémit sous ses cheveux de neige;
Mourez tambours,
Voici le sanglant cortège ;

Bientôt le jour vermeil
A l’horizon se lève.
On sonne le réveil,
Et c’est encore le Rêve ;
Les Géants de l’An Deux
Sont remplacés par d’autres,
Et ces soldats joyeux
France ce sont les nôtres.
Blondes aimées ! Il faut sécher vos yeux, écoutez, regardez
Vos amis, les voici !

Les voyez-vous,
Les hussards, les dragons, l’Armée,
Ils mourront tous
Pour la nouvelle épopée.
Fiers enfants
De la race
Sonnez aux champs
Le Rêve passe ».

Bien sûr Dominique , le voici .

-LE SOUVENIR-
Nuit de batailles , de retraites ,
Pays dont j´ai perdu les noms ,
Je revois de rouges comètes
Jaillir de l´âme des canons .

Quand nous étions cette poignée
Echappant , à tous les abois
( Quels terribles coups de cognée
Se répercutent dans les bois ! )

Quand nous n´étions plus , à la peine ,
Qu´un escadron de jeunes fous
A lutter , sans espoir ni haine
( Les ponts sautaient derrière nous ) ;

Et que la mort , dans les ténèbres ,
Souple et fardée , à tout moment
Sur un lit de feuilles funèbres
Renversait un nouvel amant .

– Ô mes frères , c´était un songe …
Déjà , sur l´horizon lointain ,
L´ombre des collines s´allonge .
Sortez des brumes du matin !

Vous dormez , tête contre épaule ,
Fusil couché sur les genoux ,
Et la brise de mai vous frôle .
Ô mes frères , réveillez-vous !

Réveillez-vous , nous allons boire
Et jouer nos biens , nos amours ,
Notre jeunesse et notre gloire ,
Voici les dés … comme ils sont lourds !

On les a pipés , sur mon âme !
– Mais vous ne me répondez pas .
Le brouillard retisse sa trame
Le sol s´affaisse sous mes pas

Et longuement je vous implore
D´une voix qui ne sonne plus
Dans la mystérieuse aurore
Où vos destins sont confondus .

de Robert Houdelot , extrait de  » Le laurier noir  » .

Merci beaucoup, Darie.
Bise.

….et je me souviens de ce superbe texte de Charles Aznavour qu’on a oublié, et c’est dommage, ce poème s’adresse à tous les êtres humains, il est très actuel, le voici « Ils sont tombés » :

« Ils sont tombés sans trop savoir pourquoi
Hommes, femmes et enfants qui ne voulaient que vivre
Avec des gestes lourds comme des hommes ivres
Mutilés, massacrés les yeux ouverts d’effroi
Ils sont tombés en invoquant leur Dieu
Au seuil de leur église ou le pas de leur porte
En troupeaux de désert titubant en cohorte
Terrassés par la soif, la faim, le fer, le feu

Nul n’éleva la voix dans un monde euphorique
Tandis que croupissait un peuple dans son sang
L’ Europe découvrait le jazz et sa musique
Les plaintes de trompettes couvraient les cris d’enfants
Ils sont tombés pudiquement sans bruit
Par milliers, par millions, sans que le monde bouge
Devenant un instant minuscules fleurs rouges
Recouverts par un vent de sable et puis d’oubli

Ils sont tombés les yeux pleins de soleil
Comme un oiseau qu’en vol une balle fracasse
Pour mourir n’importe où et sans laisser de traces
Ignorés, oubliés dans leur dernier sommeil
Ils sont tombés en croyant ingénus
Que leurs enfants pourraient continuer leur enfance
Qu’un jour ils fouleraient des terres d’espérance
Dans des pays ouverts d’hommes aux mains tendues

Moi je suis de ce peuple qui dort sans sépulture
Qu’a choisi de mourir sans abdiquer sa foi
Qui n’a jamais baissé la tête sous l’injure
Qui survit malgré tout et qui ne se plaint pas
Ils sont tombés pour entrer dans la nuit
Éternelle des temps au bout de leur courage
La mort les a frappés sans demander leur âge
Puisqu’ils étaient fautifs d’être enfants d’Arménie ».

Chère Monique, je ne connaissais pas ce texte, a-t-il été mis en musique ?
Plus que de la guerre, il traite me semble-t-il du génocide des arméniens de 1915 ?

Chère Dominique, oui il s’agit bien du génocide arménien de 1915, paroles et musique de C. Aznavour on peut l’écouter sur ytbe. la musique sobre est très belle et enrichit le texte.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

novembre 2014
L M M J V S D
« Oct   Déc »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

miscellaneous

Archives

Commentaires récents

Darie sur Haïku jaune
papy yabalou sur Haïku jaune
Darie sur Haïku jaune
papy yabalou sur Haïku jaune
papy yabalou sur Haïku jaune
novembre 2014
L M M J V S D
« Oct   Déc »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

Blog Stats

  • 130,794 hits
%d blogueurs aiment cette page :