happy days

Le drapeau vert

Posted on: 4 juillet 2014

Boudin La plage de Trouville 1863

Boudin La plage de Trouville 1863

Le drapeau vert
S’ entortille doucement
Mollement
Contre le mât blanc
Vieilli par le sel
De la mer
Erodé
Sous le ciel
Changeant

Long triangle tissé
Usé par le vent
De terre
Qui le caresse
Ou le tend

C’ est le beau temps

Mouettes et goélands
Petits fanions volants
Dans les chauds courants
D’ air
Semblent se plaire
A poser leurs pattes brunes
Sur la hune

Ce sont les vigies bruyantes
D’ une nef accueillante
au repos des oiseaux
De vaisseaux
De ceux qui se déploient
En masse
Longue écharpe de soie
A suivre les pêcheurs et leurs nasses

Soudain
La verte toile
Devient serpentin
Dans le vent
Du matin
Tout s’ agite
Et se voile
C’ est un grain

La mer est soulevée
Le mât donne du gite
Il est temps
De colorer
Le ciel ennuagé
D’ un orange prudent

(copyright)

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8 Réponses to "Le drapeau vert"

Bonjour Dominique; après la langueur de l’été, cette brise de mer est vivifiante; le rythme des vers s’amplifie avec la force du vent, puis se radoucit, et ce grain va laisser place au soleil. Le drapeau vert , sésame des baignades, que l’on guette en arrivant à la plage, et son mât , » personnage » indispensable des plages: a-t-il dû en voir des histoires? Ce poème donne envie de fugues marines.

Bonjour Marmara, c’ est une poésie de saison, quand on descend à la plage, on regarde d’ abord la couleur du drapeau, dont le mât est souvent dressé au-dessus du poste de secours.
Enfant, on ne s’ achetait pas de boissons et quand on avait beaucoup joué et que le sel nous donnait très soif, on allait à l’ infirmerie du poste de secours et la « dame » nous donnait un verre d’ eau du lavabo, un authentique petit bonheur.
Amitiés.

Dominique, je suis comme Darie et ignorais l’astuce du verre d’eau « de secours »; comme pour elle, c’étaient les « gourdes » maternelles qui servaient à calmer la soif, et peut-être quelques tasses bues sans faire exprès, sur la page de St Enogat ( qui dépend de Dinard): à marée haute, de fort coéficient, la pente est assez raide, si bien qu’il y a des vagues assez fortes..Pour moi, c’est resté LA plage de prédilection, avec, comme à Dinard même , les tentes rayées bleu et blanc, ( qui disparaissent petit à petit), de vraie cabines, et des rochers propices à la pêche, que n’ont pas les autres plages de Dinard.; et aussi ces somptueuses villas tout en bord de mer. Le peintre Isabey a peint plusieurs tableaux de ces plages; Picasso aussi.

Marmara, je connais bien Dinard, la plage de st Enogat, ce ne sont pas des souvenirs d’ enfance mais d’ adolescence, d’ excellents souvenirs et vous suggérez très bien ce que j’ ai gardé en mémoire !

Marmara , vous exprimez très bien les sensations que suscitent le poème de Dominique . Tout y est . La mer , le sel , le vent , les oiseaux,
et même le prochain drapeau quand la tempête monte .
Dominique , je ne connaissais pas l´astuce du verre d´eau au poste de secours . Nous avions nos habitudes en Belgique , où je n´ai jamais vu de poste de secours . ( cela date de Mathusalem !… 🙂
Mais…, il y avait la bouteille d´eau chaude de ma mère ! Et quand il fait soif … , c´est bien quand même . Rire .
Vous nous aviez déjà présenté un tableau de Eugène Boudin . Je ne l´ai pas reconnu dans tous les tableaux sur wiki , mais c´était l´occasion de
les revoir .

Hello Darie, Boudin, Monet et d’ autres ont très joliment peint ces côtes mais, pas de drapeau vert, la mode n’ était pas encore aux bains de mer pour tous et donc à la sécurité sur les plages.

Bonjour les poètes,

Un bien joli tableau de Boudin dont l’élève Monet a dépassé le maître. Ce que j’aime ces plages fouettées par la brise marine, c’est le paysage et le vent vivifiant, voyez comme le drapeau est bien latéral.. Trouville a bien changé depuis 1863 plus fréquenté et moins romantique. Cela me rappelle un téléfilm que j’ai aimé « Les dames de la côte » ! le fameux drapeau vert juste à côte du centre de secours, des maîtres nageurs au regard aiguisé, avec des jumelles surveillaient la plage mais il ne serait venu à l’esprit de personne de braver le drapeau rouge. On s’attendait à chaque minute à voir Pamela Anderson aux formes généreuses, sortir dans son maillot rouge moulant, qui se souvient de l’équipe de charme et de choc d’Alerte à Malibu »?? c’était surtout les enfants qui rêvaient de devenir maître nageur !
Un joli texte qui coule de mer (on ne peut pas dire source !), marcher dans le sable mouillé et redessiner la côte les pieds nus…. Et le travail des pêcheurs tirant de toutes leurs forces des filets frétillants.
Je ne connaissais pas l’histoire de l’eau fraîche au poste de secours mais quoi, la soif cela peut mener au malaise !!!!

Bonsoir Monique, j’ aime particulièrement les tableaux « Trouville » de Monet !
Au Touquet, sur la côte d’ Opale, la grande plage était couverte de tentes de toiles multicolores avec piquet central, pieux de bois et auvent.
D’ une saison à l’ autre on les retrouvait, avec leur numéro, un peu plus décolorées, avec de grosses pièces de tissus de ravaudage, qui étaient prélévées sur des tentes irrécupérables, sans souci de coordonner les tissus et cela ajoutait encore au charme du vécu de ces abris d’ une saison, en toile.
Mon copain d’ enfance a bataillé pour que la cabine familiale de location de tentes et transats survive mais, je crois hélas, que c’ est la dernière saison.
La mairie ne renouvellera pas le contrat et on verra peut-être un restaurant de plage à la place.
Cette grande cabine en bois, blanche et verte, existe depuis les années vingt, les arrières grands-parents étaient des pêcheurs d’ Etaples, les épouses peinaient à la pêche à la crevette, de noir vêtues, draguant des heures dans l’ eau froide…Et quand la plage est venue à la mode, ils ont crée ce commerce de location saisonnière de tentes en toile, il y a près de 90 ans.
Cela ne correspond plus au mode de vie des vacanciers, plus personne ne loue de tentes.
Avant, on descendait le matin à la plage pour ne rentrer que le soir, par tous les temps. C’ était l’ ancrage, on y laissait toutes les affaires, on pouvait s’ éloigner des heures, rien ne manquait au retour, personne n’ aurait même songer à y entrer en l’ absence des occupants, c’ était comme une maison.

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