happy days

Le ballon dans l’ eau

Posted on: 16 mars 2013

HERVE Jules-René

HERVE Jules-René

Je me tenais près de la fraîche rivière
Au lit peu profond
Bordée de fougères parmi les pierres

Je regardais
Yeux mi-clos
Le soleil était haut
Le champ non loin
Et pensais
Voir des oiseaux
Comme des corneilles
Piétant parmi les foins
Sombres silhouettes sous l’ immense ciel

Alors que c’ étaient des enfants
Cherchant
Leur ballon
Parmi les balles
De céréales
Jeunes glaneurs
De jouet rond

Mais
Le ballon avait roulé
Jusqu’ au discret ruisseau
Caché
Sous les roseaux
Porté
Par le léger courant

Enfin les petits enfants
Le découvrirent
Et pleins de rires
Ôtèrent leurs vêtements

Les sombres corbeaux
Devinrent oisillons
S’ éclaboussant
Pour saisir le ballon
Qui était tombé à l’ eau.

(copyright)

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4 Réponses to "Le ballon dans l’ eau"

Qui n´a pas connu , comme vous le décrivez , ces jeux d´enfants insouciants en pleine nature , au bord d´un ruisseau , glacé , mais ils
n´en ont cure …ou dans des meules de foin , quitte à être piqués par
les aoutats ( terribles !) …ou à l´orée d´un bois , dans les fourrés , les
fossés , et là ce sont les orties ! aïe . Les souvenirs d´enfance sont
des trésors , et il faut s´en souvenir comme tels . J´ ai de quoi en écrire des livres entiers ! Bonne soirée Dominique .

Bonjour Darie, des enfants qui jouent dans les champs, cherchent leur ballon qui a roulé dans l’ eau, plus loin et qui transforment cette péripétie en un nouveau jeu, une joyeuse baignade, c’ est bien l’ enfance !
On s’ amuse d’ un rien et de tout.

Les petites filles roulaient leur jupe autour de la taille pour ne pas se mouiller tandis que les garçons mettaient à l’eau un bateau en papier fait de deux brindilles et de bouts de ficelle. Tous poussaient l’esquif qui tremblotait au fil du courant, de temps en temps il était stoppé par quelque caillou, alors tous se mettaient à l’eau pour le pousser toujours plus loin, ils croyaient vraiment qu’il atteindrait la mer et peut être, qui sait, une île mystérieuse. Hélàs, la voile de papier trempé coulait très vite, les cailloux devenaient glissants et tout ce petit monde tombait le derrière dans l’eau avec de grands éclats de rires…ils s’aspergaient, oubliant le rêve de marin et le trésor des flibustiers. L’enfance, ce paradis perdu ! seuls les enfants y ont accès. Le temps de l’insouciance !

Chère Monique, le temps où tout est possible !

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