happy days

Les jonquilles

Posted on: 6 mars 2013

Petit bouquet de narcisses des bois Lodinsky

Petit bouquet de narcisses des bois Lodinsky

Le coeur battant
Je l’ avoue
Je vais aux champs
C’ est le printemps
Avec lui j’ ai rendez-vous !

Aussi loin que cela est possible
Et même plus encore
La douce colline s’ est parée d’ or
Au-delà du visible
Et plus près encore

Les jonquilles jaunes caressent
Mes jambes nues
Est-ce
Leur venue
Qui efface les ans
Ou bien la vue de ce petit enfant
Pas beaucoup plus grand
Que les brassées de fleurs
Qu’ il cueille avec ardeur
Sans savoir qu’ elles ne durent
Que dans la nature
Ephémères narcisses pour petits bonheurs

Ces douces cloches teintées sans battant
Annoncent silencieusement
Le charmant frémissement des sens
C’ est la renaissance du printemps

Jonquilles des bois et des champs
Près du vif ruisseau frais
Quelques jours de l’ année
Vous apparaissez
Au regard du chaland
Charmant peuple de fées
Verte tige raide au vent
Et douce corolle ourlée
Vous êtes le premier souvenir
Du beau temps qui renait
Comme esquisse d’ un sourire
Qu’ on avait oublié.

(copyright)

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18 Réponses to "Les jonquilles"

A Paris, quand la sortie de l’hiver se fait lourde, tout à coup, on aperçoit au coin d’une rue des marchands à la sauvette qui ne proposent plus des marrons chauds, mais des bouquets de jonquilles, bien serrés. Qui pourrait résister à ce premier  » sourire du printermps  » ?

Et comme les choses sont bien faites, ces jonquilles sorties des bois ont la couleur de soleil attendu !
Mais mes préférés restent les narcisses blancs avec leur petit cercle rouge et leur parfum.

A toutes, à tous, je souhaite de petits ou gros bouquets,
en attendant camélias, lilas et freezias.

C’ est vrai que l’ on ne résiste pas à ces petits bouquets serrés, les premiers !
On sait que les fleurs vont sécher très vite, mais qu’ importe, c’ est du soleil à la maison.
De beaux bouquets à vous aussi, et les parfums frais et délicieux !

Merci Dominique, et aussi à Monique pour Wordsworth : je l’ai appris par coeur -et su ! ce poème romantique ! ( nous avions un professeur d’anglais idéal, qui aimait la musique )
amitiés…
( les petites renoncules sauvages qui se referment facilement … les clochettes bleues des jacinthes au jardin… )

Bonjour chère France, les britanniques aiment la nature et la glorifie dans les poèmes et romans.
J’ ai été contente de retrouver ce poème que notre amie Monique a pris la peine d’ aligner ici, jusque dans une traduction, parce que cela me rappelle aussi certains cours d’ anglais où, sur l’ estrade, on déclamait
« Daffodils, Ô daffodils … » SOURIRE !
…et que l’ on s’ était bien entrainé, avant, à prononcer « Wordsworth » pour qu’ il ne devienne pas le « pire des mots » si l’ on trébuchait dessus, à la fin de notre performance !!!

Sur l’estrade ! Nous, Chère Do, c’était de notre place que nous nous égosillions, pour, les chansons aussi, puisque le même professeur – bienveillant- enseignait la musique

Vive le temps des premières petites fleurs !

Hello France, nous devions nous déplacer jusqu’ à l’ estrade, avec une quarantaine de paires d’ yeux fixés sur nous !
Oui, oui, vive le temps des petites fleurs, de la couleur et de tout ce qui réjouit le coeur !!!

Aller aux jonquilles dans les bois, toute une époque, on était content d’en cueillir cinq ou six pour les ramener fièrement à la maison, signe qu’on était allé au devant du printemps…. les jours heureux !

J’en ai de toutes sortes dans mon jardin, des blancs, des jaunes clair, des orangés, c’est une explosion de lumière pendant quelques semaines si on les laisse en terre. Je ne les cueille jamais.

Un poiète anglais les a aussi chantés , c’est William Wordsworth

« J’errais solitaire comme un nuage
Qui flotte loin au-dessus de collines et vallons,
Quand tout à coup j’ai vu une collection,
Une foule de jonquilles dorées;
Au bord du lac, sous les arbres,
Flottant et dansant dans la brise.

Permanentes comme les étoiles qui brillent
Et scintillent sur la Voie lactée,
Elles s’étendaient en une ligne infinie
Suivant la ligne d’horizon d’une baie:
Dix mille, en ai-je vu d’un seul regard,
Agitant la tête en une danse enjouée.

Les vagues dansaient à côté d’elles, mais elles
surpassaient les feuilles étincelantes de joie;
Un poète ne pouvait qu’être heureux,
En une telle joyeuse compagnie!
Je regardais, et regardais, mais sans penser
Au spectacle d’une telle richesse:

Car souvent, couché sur mon lit,
Libre ou à l’esprit rêveur,
Elles apparaissent sur ce regard intérieur
Qui est la béatitude de la solitude;
Et alors mon cœur de plaisir se remplit ,
Et danse avec les jonquilles.

For oft, when on my couch I lie
In vacant or in pensive mood,
They flash upon that inward eye
Which is the bliss of solitude;
And then my heart with pleasure fills,
And dances with the daffodils.

I wandered lonely as a cloud
That floats on high o’er vales and hills,
When all at once I saw a crowd,
A host, of golden daffodils;
Beside the lake, beneath the trees,
Fluttering and dancing in the breeze.

Continuous as the stars that shine
And twinkle on the milky way,
They stretched in never-ending line
Along the margin of a bay:
Ten thousand saw I at a glance,
Tossing their heads in sprightly dance.

The waves beside them danced, but they
Out-did the sparkling leaves in glee;
A poet could not be but gay,
In such a jocund company!
I gazed—and gazed—but little thought
What wealth the show to me had brought:

For oft, when on my couch I lie
In vacant or in pensive mood,
They flash upon that inward eye
Which is the bliss of solitude;
And then my heart with pleasure fills,
And dances with the daffodils.

Daffodils – a poem by William Wordsworth (1770-1850)

Bises poétiques.

Chère Monique, merci pour le poème de Wordsworth et sa traduction !
J’ aime énormément les jonquilles, particulièrement les grandes , elles sont émouvantes.

J’ aime pas les jonquilles …

Mais alors, CALIMERO, pourquoi vous êtes vous
posé dessus ?

Parce que de la Poésie, j’ aime et que de celle ci,
on peut en avoir une grande tranche, de par ici,
de la belle et de la bonne, voilà tout !

Chère Dominique,

Je découvre ce peintre, Bernard Lodinsky, qui est un contemporain, j’ai admiré ses natures mortes… un petit tour dans sa galerie s’impose pour ceux qui ne le connaissent pas. J’aime beaucoup ce qu’il fait.

Merci.

Oui chère Monique, le plaisir de composer des poésies est largement magnifié par celui de rechercher des illustrations qui les mettent en valeur et de faire ainsi des « découvertes ».
Bise.

Chère Dominique, ici on respire comme un air de renouveau, sans modération, on peut donner libre cours à ses pensées même en parlant de jonquilles. Cet après-midi j’ai vu jonquilles, pensées et primevères, les employés municipaux en plantent chaque année, mais pas l’ombre d’un dans les jardins. Les jonquilles atteignent maintenant 30cm, dans quinze jours elles seront là si la neige ne vient pas déjouer notre espérance. Cette toile est magnifique, je me dis souvent, en voyant vos illustrations, que j’aimerais bien les avoiir sous les yeux.

Mais d’un simple clic, je suis chez vous, tout est si simple !
Bise.

Comme vous me faites plaisir !
Oui, c’ est simple quand on a bon esprit.

S’ il neige, je ne pense pas que cela endommage les floraisons des plantes à bulbe.
Bise.

Bonsoir Dominique . Je suis restée une dizaine de jours à Jersey au
moment de Pâques autrefois , et je n´ai jamais vu autant de jonquilles .
Elles poussaient partout , même dans les fossés , sur un coin d´herbe
le long des maisons . C´est une belle île , surtout l´arrière-pays , mais
au temps des jonquilles , c´était splendide . Comme des petites
 » lumières  » partout ! C´est tout à fait ce qu´exprime votre poème !

Je suis contente, Darie, que cette poésie vous ait rappelé des souvenirs heureux, je dois avouer que je les compose un peu pour cela aussi, de petites respirations agréables …
Pour moi, le Royaume-Uni est associé au printemps, dans sa glorieuse floraison et aux célébrations de Pâques, en toute acception, un passage, le renouveau, la vie.
Maintenant, les parterres à l’ infini de jonquilles d’ or et puis, les sous-bois bleutés de jacinthes sauvages et , au mois de mai, les « orchards » de lilas blooming, en fleurs !
Pour ceux qui ne connaissent pas encore, il faut alors aller à Kew Gardens, à Londres, y passer la journée, c’ est « Avril Enchanté » et … mai et … Ce sont les jardins botaniques royaux, et si vous aimez les fleurs de lotus, les nénuphars et des plantes dont vous ignorez l’ existence, il y en a aussi !
Et les cours d’ eau, les cygnes, les canards, les oiseaux … aussi !

Si Napoléon Bonaparte avait su et en son temps,
tout cela, Dominique, il ne fait aujourd’ hui aucun doute,
qu’ il s’ y serait arrêté à Londres, mais à cette époque,
les amiraux, Hood et Nelson étaient loin d’ être aussi
loquaces que vous ne l’ êtes, pour notre plus grand plaisir,
sur les agréments de cette Capitale baignée par la
Tamise et possédant une gare de sinistre renommée .

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