happy days

Au bout du chemin

Posted on: 18 juin 2011

C’ est une maison sans caractère
Au bout d’ un chemin de terre

Et au-delà les champs

Encore rurale déjà urbaine
Rien ne retient l’ attention
Sur cette blanche maison
Aucune aubaine

Si par indiscrétion
On ose regarder
Au-delà de la haie

Deux sompteux alignements
D’ hortensias roses bretons
Bordent les côtés de la maison
Soulignent le bâtiment

Des touches de douceur
En couleur

Et cela est étrange
Un escalier peint orange
Non c’ est un carmin
Incertain
Dit le centre
De cette antre

Tout est calme et pourtant
Je sens
Que je suis observée
A la dérobée

Au dehors une jolie boîte à lettres
Un nichoir pour poulets
Réceptacle d’ amour
Des mots peut-ête
Petit lieu pour billets
On y écrit « toujours »

Si vous regardez
Vous verrez
Qu’ elle n’ a plus de plancher

Ce nid de bois
De couleur magenta
A
Perdu son emploi

Et un haut mimosa
S’ élance au-delà
Sur le chemin
Terrien

On devine un jardin
Derrière cette pâle demeure
Fait-il le bonheur
De quelqu’ un ?

Mais que tout semble vide
Mon Dieu
Où est l’ âme de ce lieu
Je suis avide
D’ y trouver la vie
Enfuie

Je me tiens droite sous la pluie
Je suis bien
Je ne ressens rien

Ouvert mais fermé

On ne peut laisser
Trace de son passage

Une demeure sans âge
Vide mais habitée
Pour qui est invité

Que les autres passent
Leur chemin hélas

Pas d’ hospitalité

Il n’ y aura personne pour recevoir
Simplement verser à boire

Une boîte à lettres sans fond

Une histoire sans fin
On ne peut écrire

FIN

C’ est échu
On n’ est pas reçu
Tombe à même la rue
Cela ne sera pas lu

Oui c’ est bien
Le bout du chemin

(copyright)

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31 Réponses to "Au bout du chemin"

Nom d’ un rat,
que revoici la rentrée,
on sent bien là,
que clavier a été retrouvé .
Oulala,
Amertume éloignée,
à nouveau brouhaha !

Hi,hi, hi !

Amère tune ?

Lorsque l’ on sait,
on comprend toujours,
encore fallait il savoir,
maintenant je le sais,
compris ai je aussi .

Oui cher Yannick,
Mes poèmes sont à tiroirs et possèdent des clés, mais, pourtant, ils sont ouverts et chacun y apporte son interprétation et tout alors, est vérité pour chacun .
C’ est pourquoi, je me réjouis de tous ces commentaires personnels d’ aussi belle qualité, ils sont une oeuvre parallèle à mon oeuvre .

un chemin qui ne mène nulle part, une maison qui n’abrite personne, une boite à lettres muette de mots….et le jardin, il est vivant, cultivé, a-t-il ses carottes ou ses tomates peut être entre deux rangées de dahlias ?…… l’âme est souvent dans le jardin, triste ou souriant de couleurs semées ! Do, le pire c’est un jardin abandonné et oublié , devenu sauvage, ces jardinets qui nous indiquent, aussi exactement qu’une horloge marque l’heure, le sort de ceux qui l’aimaient !

Aux orties que ce jardinet,
aux orties, Monique …
il est de ceux dont jamais,
il ne faudrait entendre
le moindre crissement de porte,
tant franchi,
amère déception aurait été,
pour esprit malmené …

Vous savez Yannick, Il est des lieux qui font penser à des tombes abandonnées, ne règne que le vide, alors, il faut s’ en éloigner pour ne pas être happée .
Contes et légendes se nourrissent de cela .

Petite parenthèse, mais lorsque jeune ado j’ étais et
que fille d’ Eté conquise, c’ est entre les tombes que
nous passions soirée, non en ces cimetières que
vous connaissez sur le Continent, mais en plein
maquis, adossées qu’ elles étaient, espacées ô combien,
à flanc de montagne, face au soleil couchant …
Et en ces lieux, la Paix éternelle nous aussi, nous trouvions,
tout en déridant un peu nos morts, dans un respect
envers eux plus que profond et entier …

Je ne sais Monique, si jardin il y a ! Aucun signe de lui .
Et si jardin il y a , n’ est-il pas à l’ image de ce nichoir à mots, abandonné, déserté, sans espoir …
L’ imagination s’ en empare et tout est possible, ou impossible .
Savez-vous qu’ un village fut ensablé et reconstruit au XXVIII ème siècle, avec son église, en retrait sur les terres , plus loin de la mer .
La légende dit que ce fut une punition de Dieu . En effet, trois étrangers se présentèrent aux escoublacais et aucun des habitants ne manifesta d’ hospitalité envers les malheureux . Plus tard, on comprit qu’ il s’ agissait de la visite de Joseph, Marie et l’ Enfant …

il me semble que quelqu’un , je dirais un homme s’apprête à entrer, il est devant la barrière …..mais il se demander si il y a quelqu’un dans la maison ……

Bonjour souris,
Vous avez le regard affûté ! Oui, une silhouette noire esquissée, mais est-ce un homme ou une femme et entre-t-il ou ne sorte-t-il pas ?
Amitié .

bonjour Dominique
je dirais que c’est un homme ! il hésite , il ne sait pas si il doit entrer , il sait que c’est habité les volets sont ouverts , et il connait très bien cette maison et ses habitants…. il y a quelqu’un dans le jardin derrière ! il entend parler …..

Oui chère souris, et à y regarder encore de plus près, il semblerait qu’ une femme vêtue de blanc l’ accompagne …

bonjour chère Dominique
petite rectif : mais il se demande ……

Un brin mélancolique que ce poème. J’y perçois comme un goût de regret, une amertume d’inachevé, un rêve avorté.
Cela ressemble à un retour à la source de l’enfance, qui au fil des ans c’est tarie. On cherche dans l’herbe, ce filet d’eau dont on se désaltérait et qui nous semblait d’onde pure. Et on ne trouve que péniblement, une petite mare croupie.
Bien sur, il y a les couleurs, le rose hortensia, le jaune mimosa, mais elle paraissent fânées avant même que d’avoir réjouie les coeurs et les regards. Alors on se tient droit sous la pluie de nos larmes. Puis on secoue les oripeaux du vieux monde et l’on part vers de nouvelles conquêtes en riant de nos fantômes.

Bonjour l’ ami Ronan,
En ce qui me concerne, ce poème raconte un « achèvement-inachevé », plutôt qu’ une nostalgie du passé .
Il n’ y a pas d’ émotion, ce n’ est qu’ une étape nécessaire sur le chemin …
Bise .

il est venu avec cette femme sûrment la sienne , voir la petite fille qu’il n’a jamais oubliée .mais vont-ils entrer ? non jamais ! il est venu entendre sa voix , l’apercevoir ….c’est tout .ils repartiront en laissant un petit nounours dans les fleurs , en espèrant que la petite fille le trouve ….elle le trouvera ce petit nounours , et elle sait qui l’a laissé , elle a entendu les grands parler .

La palissade est trop haute pour distinguer le beau chien à robe noire et fauve, il n’ a pas aboyé .

Dom,
Vous arrivez donc à écrire sans émotion ? Vous avez bien de la chance, moi pas.
J’écris à l’encre de mes pleurs ou de mes joies.

Bonjour Ronan,
Oui, ce texte je l’ ai écrit sans émotion et pourtant, je me suis perdue trois fois avant de trouver la maison c’ est dire !
Je ne voulais pas MAIS je devais …
Mais une fois sur place, rien, ni curiosité, ni émotion . Froideur .
Tout se passe comme si je me devais de faire cette démarche, pour finir un cycle, sans doute déjà éteint .
Tout est bien .

tout en haut, sur la façade, il y a un petit hublot, c’est un grenier sans doute, lequel abrite quelques soldats de plombs renversés, un cheval de bois à bascule peint en blanc et bleu, une toupie décolorée, un petit tambour rouge et or !…… on dit que l’âme d’une maison est dans le grenier !

Oui, Monique, on le dit !
Mais s’ il y a une petite fille, on doit trouver aussi un couffin de poupée fané, un berceau de bois rose et blanc, une table et une dinette poussiéreuse et incomplète .
L’ enfant interdit au chien de remuer son fouet, elle craint tant que ses trésors soient balayés d’ un coup, un seul .
Quelques illustrés auxquels ils manquent des pages .
L’ enfant s’ assied cérémonieusement, fait semblant de savoir lire et fait l’ école au chien qui n’ y comprend rien, mais lui est toujours heureux avec la petite fille qu’ il protège, l’ air de rien .

oui Dominique,

dans les greniers il y a aussi des tiroirs à secret, une vieille lettre oubliée, de celle que l’on écrit, puis déchire, puis réécrit, en suçant le bout du porte-plume et en le machouillant entre deux hésitations ! cette lettre, elle n’est jamais partie, on l’a remise à demain et celle ou celui qu’il l’avait si joliment composée s’en allé insouciant de ce que son destin aurait pu changer !

quelque part, il y a peut être quelqu’un qui a attendu la lettre, en vain ! s’il y a l’ombre d’une petite fille, alors il y a un chausson de satin rose abandonné !

Et puis les grains de poussière qui jouent dans les rais de lumière, les toiles d’araignée et ce parfum de temps suspendu.

Et là-bas, cachée dans la pénombre, tout au fond, il y a La malle. Celle qui contient les souvenirs oubliés : les lettres que grand-père écrivait à grand-mère du fond de son stalag, un bouquet séché d’edelweïs,, la vielle montre à gousset de l’arrière grand-père, une médaille militaire de 1870, de vieilles photos jaunies d’hommes à la moustache sévère et puis un petit calepin bleue dans lequel une main d’enfant a tracé des chants d’amour à sa maman.

Et beaucoup de fautes de frappes et d’orthographe…Mais dans un grenier, on est toujours indulgent.

Oui Ronan, les fautes d’ orthographes, malgré la boîte neuve et ancienne de plumes Sergent-Major, et la pile de prix et accessits, dans ces éditions à couverture rouge, avec le nom du bon élève écrit sur une feuille fine à la main, d’ un style classique, tout juste si les S ne sont pas des F … Intemporelle .

savez-vous que dans le fond du jardin, près de la clôture rongée par la rouille, il y a le bon vieux chien qu’on a enterré avec soin, pour qu’il reste dans sa maison, son jardin à lui où il aimait tant courir, les oreilles au vent ! d’ailleurs, l’aïeule avait pris la peine de planter un rosier, on dirait que c’est un églantier sauvage maintenant ! la terre d’un jardin renferme aussi des souvenirs ! qui aurait pu penser que cette humble maison n’avait pas de passé ?

Oui Monique,
Si cette maison semble si vide, cela ne veut pas dire qu’ il n’ y a pas de fantômes .
Et c’ est pourquoi, on la regarde de loin, avec méfiance, on ne veut pas se trouver face à un squelette dans un placard …

oui, comme Arsenic et vieilles dentelles !

Elle était TRES habitée la maison d’ « Arsenic et vieilles dentelles » !!!
Souvenez-vous les messieurs qui viennen t » jouer de la musique ensemble » et la vieille dame ravie, ignore qu’ elle entend un tournedisque …
Et le perroquet qui s’ échappe … oui, une maison particulièrement animée !!!

Si la maison est celle du poème , je pense qu´un héritier arrivera
bientôt , chassera les araignées , pardon mesdemoiselles….ouvrira
les fenêtres pour faire entrer fresh air and the songs of birds ! J´ai
envie de passer le plumeau , le chiffon , changer les rideaux et y
mettre un bouquet de fleurs du jardin sur la table . Et quelles fleurs !
Le tableau en offre à profusion . Je crains , comme la peste , la
tristesse , l´abandon , l´oubli , tout cela me pousse à les contrer .
C´est dur à affronter , je n´en ai pas le courage alors je bataille contre cela par tous les moyens . La maison du poème comme celle du
tableau sont trop belles pour les laisser à l´abandon ! Je me
porterais volontiers acquéreur ….

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