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Le Roman du Jardin du Roy

Posted on: 31 juillet 2010

             » Le Roman du Jardin du Roy  » ecrit par Philippe Dufay est publie aux editions du ROCHER, dans la collection dirigee par Vladimir Fedorovski   Le roman des lieux et destins magiques .

Depot legal : septembre 2009

La quatrieme de couverture nous dit que l’ auteur est aujourd’ hui grand reporter a  » MADAME FIGARO  » .

 

 

 

 

Voici un plaisant ouvrage dont le but est de faire connaitre au lecteur l’ histoire de l’ actuel Jardin des Plantes dans le V eme arrondissement de Paris, depuis sa creation, a nos jours .

En vingt chapitres qui pourraient se lire chacun pour son propre compte, mais toutefois en respectantl’ ordre chronologique, l’ auteur nous revele a travers des petits morceaux d’ Histoire de France, d’ anecdotes, de relations galantes ou d’ expeditions maritimes hardies, comment ce merveilleux jardin parisien a pris forme .

La citation en exergue d’ Antoine Blondin, l’ auteur de  » Un singe en hiver », donne le ton d’ emblee

Un peu plus aventureux, je me serais fait jardinier .

 

 

Et voici donc donc un livre d’ histoire qui se lit plaisamment comme un roman, sorte d’ epopee, ou l’ humour et l’  humain ne gachent en rien la narration scientifique .

Un Jardin Royal des Plantes medicinales , c’ est ainsi que fut appelee cette nouvelle entreprise dans un edit de Louis XIII au mois de mai 1635 .

Sous le regne de Louis XIII,  La Faculte de Medecine de Paris, independante, traditionaliste, soumise aux preceptes des Anciens tel Hippocrate et Galien, fermee aux nouveautes s’ opposait farouchement a la faculte de Medecine de Montpellier dont les professeurs etaient nommes par le roi  et a partir de Louis XIII, tous les medecins du roi sont des montpelleriains sous les ordres d’ Herouard a qui est confie la surintendance du Jardin a vocation medicinale , sous la protection du Roy et aussi libre de la tutelle de la Faculte parisienne .

Guy de La Brosse, ami d’ Herouard, assistera ce dernier . Cinq ans plus tard, le jardin ouvre ses portes, l’ acces en est libre et il n’ est interdit qu’ aux » epees et bastons « , pour tout dire, aux duels .

le lieu a vocation a former les futurs medecins et apothicaires pour lesquels il est essentiel d’ etudier les plantes et les premiers etudiants s’ y pressent des 1640 . Guy de La Brosse redige une sorte de reglement interieur :

Que chacun occupe ses yeux et ses oreilles et donne treve a ses mains si ce n’ est pour ecrire .

On enseigne aux etudiants gratuitement et a qui veut bien assister aux cours, la botanique, pour les drogues, l’ anatomie humaine et celle des animaux, la chimie, diabolisee par la Faculte de Paris .

Le professeur est appele le  » demonstrateur  » .

Les surintendants  et les intendants se succedent et en 1671 c’ est Colbert qui recupere la charge de surintendant etant egalement surintendant des Batiments du Roy .

On rapporte l’ anecdote suivante :

Un jour, Colbert se transporte  au Jardin du Roy et reconnait que le terrain destine aux cultures botaniques a ete plante en vignes a l’ usage des administrateurs de l’etablissement . Fureur du surintendant ! Sa colere eclate contre un abus si effronte : il ordonne que la vigne soit a l’ instant detruite, et, se faisant apporter une pioche, il en commence lui-meme l’ arrachement avec une vehemence toute patriotique .   » un champ de pinard !  »

C’ est Fagon, un petit neveu de Guy de la Brosse qui devient intendant a vingt-sept ans, il le restera quarante-cinq ans, fera la paix avec la Faculte de Paris, il s’ aura s’ adjoindre des competences, Tournefort, le pere de la botanique,Vaillant dont le pistachier est toujours visible au jardin de nos jours, qui demontra la sexualite des vegetaux, Antoine de Jussieu , qui a plante le cedre du Liban en 1734 haut de quelques centimetres , enorme maintenant .

Les demonstrateurs sont choisis avec soin, botanique, chimie, anatomie, chirurgie .

Le jardin est devenu une institution de premier plan .

Puis le lien entre medecin du roi et intendance est rompu, l’ intendant n’ est plus medecin et appartient a l’ Academie des Sciences .

Un certain Pierre Chirac devient a son tour intendant,  et on peut dire qu’ ensuite avec son successeur Dufay,  les preoccupations medicinales sont remplacees par l’ histoire naturelle . Des batiments sont ajoutes, des serres sont construites, les collections largement augmentees .

Georges-Louis Leclerc comte de Buffon est nomme a son tour intendant en 1739 .

 

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