Publié par : Dominique le : 22 janvier 2012
Je n’ ai pas l’ écriture automatique
Tac
Je dois me mettre en quatre
Pour un modeste quatrain
De rien
Combien de capitaines et combien de marins …
Et moi je rame
Cela n’ avance
A rien
Un pas après l’ autre
Nous disent les sages
Qui jamais bons apôtres
N’ essayèrent l’ usage
De la rime sans raison
Le bouillon
Je pose un mot le multipie par deux
C’ est une répétition
Ce n’ est pas très heureux
Un brouillon
J’ assemble les idées
Un vêtement mal taillé
Je tricote mes pensées
Une écharpe emmêlée
J’ aligne les mots
On dirait un poncho
Censées m’ inspirer
Les muses s’ amusent
De mes pitoyables ruses
Je suis près d’ expirer
L’ effort est trop intense
Je frise la démence
Y-a-t-il un docteur
Pour versificateur ?
Hélas !
Voir la vie de face
Je n’ ai pas de talent
Ce n’ est pas autrement
Je laisse tomber les mots
Et je prends mon pinceau
Pour brosser un tableau
(copyright)
Bonsoir chère Dominique
ce texte n’est pas sans me rappeler le style de Prévert, j’aime cet idée du pinceau qui écrit les mots….joli ces pièces de puzzle pour reconstituer le tableau. On peut se couvrir des mots, ils tiennent chaud au coeur, …un cache-coeur ???
Très joli tableau, je ne connaissais pas le peintre mais on sent la caresse du regard féminin. Si la petite fille ne regardait pas l’oiseau, elle écrirait en tirant la langue.
Bises.
Très beau texte, Dominique.
L’enfer de la page blanche et des mots rebelles.
voilà, chère Dominique, pour vous faire plaisir. Bises
LA LECON DE CONJUGAISON
AIMER,
ce n’est qu’un mot
mais il y a plusieurs temps
pour le conjuguer,
mille manières
pour l’exprimer
bien des leçons
pour le perfectionner
toute une vie
pour l’appliquer.
Si tu fais une faute
la première fois,
tu effaces le tout
et du recommences l’accord,
tu cherches le temps
et la personne, c’est important
mais tu dois savoir
qu’au futur, au présent, au passé
c’est presque toujours l’imparfait.
Ne le prends jamais au conditionnel
c’est inapplicable quand tu dis “j’aime”
il y a aussi l’impératif
et c’est impératif d’aimer
mais cela se fait sans ordre.
Tout s’apprend par coeur
avec la mémoire du coeur,
tu peux dire “j’aime”
ou “j’ai aimé”,
l’essentiel c’est de le conjuguer.
Quand tu auras épuisé
tous les temps, tous les modes,
pour ce mot qui jamais ne se démode,
tu peux le réinventer
en piochant dans l’alphabet,
tu peux aussi l’épeler :
A comme amour
I comme ineffable
M come merveilleux
E comme éternel
R comme recommencement.
(copyright)
SACEM 26 mai 1986)
M.L
Merci Dom !
22 janvier 2012 à 13 01 50 0150
A la fois humoristique et poétique, bravo !
De qui est cette jolie peinture ?
22 janvier 2012 à 21 09 25 0125
Bonjour, faites glisser la flèche sur les illustrations pour en connaitre artiste et titre .
Ici, il s’ agit d’ Henriette Browne dont l’ oeuvres est au Victoria et Albert Museum à Londres .
C’ est une française dont on dit qu’ elle fut la première femme peintre orientaliste .
Bien cordialement,
Dominique .